Les travaux du Colloque international organisé par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication du Bénin dans le cadre de la commémoration de ses 30 années d’existence se sont poursuivis, on officiellement pis fin le vendredi 11 juillet 2025.
C’est sur un sentiment de satisfaction générale qu’ont pris fin les travaux de ce colloque qui a porté sur le thème : « Régulation médiatique des élections à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle ». Une satisfaction qu’a particulièrement exprimé Edouard Loko, président de la Haute autorité dE l’audiovisuel et de la communication (Haac). « Votre présence massive nous a honorés. La Haac, au bout de 30 ans est devenue une institution qui a les moyens de ses actions. Je crois que durant ces deux jours, nous nous sommes posés, grâce à vous, les bonnes questions. Et nous avons beaucoup de solutions, croyez-moi. Nous avons compris tous le problème, et c’est le plus important. » a-t-il déclaré. Au nom du Réseau des instances africaines de régulation de la communication (Riarc), Halimé Assadya Ali, présidente de la Haute autorité des médias et de l’audiovisuel (Hama), l’instance de régulation des médias au Tchad, a exprimé sa gratitude aux autorités béninoises et à la Haac pour l’accueil chaleureux réservé aux participants à Cotonou. « Ce colloque, tenu en terre africaine chargée d’histoire, a permis aux régulateurs de réfléchir collectivement à l’impact du numérique et de l’intelligence artificielle sur la régulation des médias, notamment en période électorale » a-t-elle fait savoir avant de donner rendez-vous à ses pairs à N’Djamena pour une prochaine rencontre autour des 30 ans de la Hama. Il convient de préciser que cinq communications ont meublé présenté au cours du colloque. À l’issue de deux jours de travaux, les participants au colloque sur la régulation médiatique à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle ont formulé six recommandations majeures. Ils ont insisté sur la nécessité de renforcer et d’harmoniser les réglementations au sein du Riarc, de promouvoir une convergence continentale sous l’égide de l’Union Africaine, et de créer des unités de veille numérique dans chaque instance de régulation. Ils ont également plaidé pour la formation des journalistes à l’usage responsable de l’IA, pour des collaborations avec les plateformes numériques afin de garantir la transparence des contenus en période électorale, et pour un encadrement rigoureux des publicités politiques en ligne. Ces recommandations visent à garantir une régulation adaptée aux enjeux actuels de l’espace médiatique africain.
Gabin Goubiyi


















