(Le film de l’audiance d’hier)
C’est à bord d’un véhicule pick-up de couleur noire de l’Agence pénitentiaire du Bénin (Apb) immatriculé BN 2888 RB que le journaliste Comlan Hugues Sossoukpè est arrivé à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) dans la matinée du lundi 14 juillet 2025. Loin des regards indiscrets des journalistes, de sa famille et de ses proches venus le soutenir, les gardes pénitenciers l’ont fait passer par l’entrée secondaire de la juridiction spéciale afin qu’il soit écouté par la Juge des libertés et de la détention (Jld).
À la question de savoir si son client est Togolais, Me Barnabé Gbago a expliqué que s’il est Togolais comme il a dit, son extradition vers le Bénin ne devrait pas normalement se faire ainsi et que c’est au Togo de demander son extradition. « Il y a des règles pour l’extraction. Mais bon, on n’est pas passé par là, on est parti le chercher directement en Côte d’Ivoire. Enfin, vous le savez. Donc, voilà. C’est une méthode, je dirais, suspecte », a-t-il indiqué.
Le ministère public a requis contre le journaliste Comlan Hugues Sossoukpè son maintien en détention en attendant la fin de l’instruction. Son dossier a été ensuite renvoyé devant le juge d’instruction.
Il faut dire que c’est un journaliste très zen que l’envoyé spécial de « Le Matinal » a vu embarquer de la Criet. Assis derrière et gardés par deux agents de la Police, il a croisé ses poignets légèrement vers le haut pour saluer parents et amis avant que le conducteur ne démarre en trombe en direction de la maison d’arrêt de Ouidah où il est détenu.

















