À Luanda, la capitale angolaise, de violentes émeutes ont éclaté depuis le lundi 28 juillet, à la suite d’un appel à la grève des chauffeurs de taxis pour dénoncer la hausse du prix du carburant. Fixé à 400 kwanzas le litre depuis le 1er juillet (contre 300 auparavant), ce relèvement a déclenché une vague de colère, dans un pays pourtant riche en pétrole. Les manifestations ont rapidement dégénéré : au moins cinq morts, plus de 1 200 arrestations, des dizaines de commerces vandalisés et de nombreux véhicules endommagés. Le syndicat des chauffeurs s’est désolidarisé des violences, dénonçant des arrestations jugées arbitraires. Malgré la fermeture des banques et boutiques, les pillages se poursuivent dans un climat de forte tension. Les protestataires, majoritairement jeunes, ne font aucune distinction entre commerces angolais ou étrangers, aggravant la situation des petits commerçants comme Saliou Diallo, installé à Luanda depuis dix ans. Alors que le mouvement gagne d’autres villes, la pression monte sur les autorités pour qu’elles reviennent sur leur décision, impopulaire mais justifiée par un besoin de réformes budgétaires.




















