Face à la montée des tensions sécuritaires dans l’Alibori, les mécanismes communautaires de prévention et de gestion des conflits doivent être appuyés par des démarches inclusives de sensibilisation. Les conflits liés à la transhumance, à l’accès aux ressources naturelles et aux fonciers nécessitent des réponses pacifiques, portées par des leaders communaux capables de canaliser les tensions et encourager le dialogue. Renforcer les compétences communautaires en résolution pacifique des différends contribuera à la stabilité et à la cohésion sociale dans les Communes de Malanville, Karimama et Kandi. C’est ainsi que du 18 au 19 juillet 2025, le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) à travers le Projet transfrontalier d’appui au renforcement de la sécurité communautaire, à la gestion et la prévention des conflits liés à la transhumance et la gestion des ressources naturelles (Bénin-Niger), a organisé à l’intention des populations de Kandi, un atelier de sensibilisation sur les mécanismes de règlement pacifique des différends et de renforcement du rôle des leaders locaux dans la gestion des tensions. Le séminaire qui a eu pour cadre la maison des jeunes vise à promouvoir le règlement pacifique des différends à travers une large sensibilisation des populations et le renforcement du rôle des leaders locaux dans la gestion communautaire des tensions. Au cours de l’atelier, plusieurs activités ont été menées. En effet, une session de brainstorming destinée à rappeler les mécanismes traditionnels et modernes de règlement pacifique des différends, en favorisant l’échange libre d’idées et de représentations communautaires sur les pratiques existantes a été d’abord organisée. Ensuite, une séquence de témoignages a été animée par des leaders religieux, des membres des Forces de défense et de sécurité (Fds), ainsi que des femmes et des jeunes ayant vécu ou accompagné des expériences locales de médiation. Par ailleurs, des travaux de groupe ont eu lieu autour d’un cas pratique : « Comment gérer pacifiquement une tension autour des ressources », en ciblant des conflits récurrents propres à la commune. Chaque groupe a traité un exemple de conflit, qu’il soit lié à l’accès aux terres, à l’eau ou aux pâturages, en mobilisant les mécanismes de médiation communautaire. Enfin, un second brainstorming collectif pour formuler des recommandations locales concrètes et adaptées. L’atelier a connu la participation de plusieurs personnes dont les autorités locales, le commissaire de l’arrondissement, les leaders religieux, les chefs traditionnels, les Osc et populations des arrondissements de : Kandi 1, Kassakou, Donwari, Sam, Sonsoro, Kandi 2, Kandi 3, Angaradebou, Bensekou Et Saah.
Serge Adanlao

















