Les carottes sont cuites pour les conseillers communaux démissionnaires du parti Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) à Kandi et qui ont récemment rejoint Les démocrates (Ld). Au travers d’une session extraordinaire tenue hier, mercredi 27 août 2025, ils ont été destitués de leurs fonctions respectives.
Séidou Abdouwahabou, premier adjoint au maire de Kandi et quatre chefs d’arrondissement que sont : Imorou F. Moustapha (Kandi 3), Tamou Bagri Gounou Charles (Dowari), Salifou Raoufou (Angaradébou) et Kora Gounou Idrissou (Sam) ne pourront plus officier ès-qualités au sein du Conseil communal de Kandi. Il en est de même du président, de la commission des Affaires sociales, sportives et culturelles, Adamou N’daye Ibrahim ; celui en charge de la Coopération et des relations avec les institutions, Bogo Béré Thomas et le président de la commission des Affaires économiques et financières, Doti Sanda. Ainsi en a décidé le Conseil communal de Kandi réuni en session extraordinaire le mercredi 27 août 2025. Le sort des conseillers déchus a été scellé en une dizaine de minutes d’après nos recoupements par 19 conseillers sur les 29 que compte le Conseil. Cette destitution a donc été l’œuvre des 16 conseillers du parti Union progressiste le Renouveau, 2 du parti Fcbe et le seul du Bloc républicain. Le sort des membres du Conseil communal de Kandi qui ont récemment démissionné du parti Fcbe vient ainsi d’être scellé en dépit du tocsin sonné par le parti Les démocrates au cours d’une conférence de presse le mardi 26 août 2025 à Cotonou. Ils devront, à leur corps défendant, céder leurs sièges à leurs suppléants respectifs.
Diverses réactions
Appréciant la destination prononcée à leur égard et à celui de ses pairs, le premier adjoint au maire de Kandi, Séidou Abdouwahabou dit avoir simplement écouté sa base en rejoignant le parti Les démocrates. « Lorsque vous êtes élu et vous ne pouvez pas être en mesure d’écouter votre base, vous serez surpris par le temps. Nous on a la chance de suivre attentivement ce qui se dit à la base et nous avons pris une décision, nous l’assumons jusqu’au bout. Nous avons décidé à un moment de dire non parce que le oui n’était pas possible », a-t-il confié. Au niveau de la Fcbe, on estime que cette sanction est tout à fait logique étant donné qu’elle est simplement une application de la loi. Sur une radio privée de la place, le conseiller juridique du parti, Prosper Adoukonou, a soutenu que rien ne saurait justifier le maintien des conseillers démissionnaires dans leur qualité, après leur départ de la Fcbe parti sous la bannière duquel, ils ont été élus. « Le parti qu’ils ont rejoint ne peut dénoncer un vote de défiance à leur égard. C’est tout à fait normal et légal que la Fcbe leur retire sa confiance », a-t-il déclaré. Le député Issa Salifou, membre influent de l’Up le Renouveau dans la première Circonscription électorale a, pour sa part, imputé la responsabilité de cette situation aux cadors du parti Ld, arguant que la stratégie de débauchage de militants est contre-productive dans le contexte actuel.
Gabin Goubiyi




















