Dans le cadre des élections de 2026 au Bénin, les deux plus grands partis de la mouvance présidentielle que sont l’Union progressiste le renouveau (Up-R) et le Bloc républicain (Br) se donnent la main. L’acte a été matérialisé le mardi 16 septembre 2025 dans un hôtel à Cotonou par la signature d’un accord de gouvernance par les premiers responsables de ces formations politiques. Dans la même veine, un autre accord a été signé entre les deux partis précités et la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe)
C’est fait. L’Union progressiste le Renouveau et le Bloc ont officiellement formalisé leur accord de gouvernance dans le cadre des élections couplées Législatives et communales du 11 janvier prochain. A travers cet acte historique, les deux partis de la majorité présidentielle en plus de la Fcbe, viennent de donner un contenu à cette nouvelle disposition prévue dans le Code électoral modifié en mars 2024 pour lever des sièges dans les Circonscriptions électorales. En effet, l’accord de gouvernance est institué pour permettre aux partis politiques qui n’atteindraient pas le seuil des 20% pour lever les sièges, de se mettre ensemble pour unir leurs forces. Cependant, un préalable est indispensable : notifier l’accord à la Commission électorale nationale autonome (Céna) avant les élections. Cette mesure, résultante des mauvaises expériences électorales du passé, permet aux formations politiques qui n’ont pas pu atteindre le seuil des 20% requis au niveau de toutes les 24 Circonscriptions électorales pour lever les sièges, de sommer les suffrages obtenus afin d’y arriver. Dans le cas d’espèce, les partis politiques en question doivent être de la même obédience politique c’est-à-dire indéniablement de la mouvance présidentielle ou de l’opposition. Outre ce critère fondamental, la nouvelle loi prescrit que l’accord doit être préalablement notifié à la Commission électorale nationale autonome (Céna) qui en prend acte avant la tenue du scrutin. Cette disposition instaurée, vise à promouvoir le dialogue entre les partis politiques. Elle les encourage à se donner la main pour disposer de grands partis politiques et groupes parlementaires afin de contribuer au développement du pays. L’accord de gouvernance encourage le dialogue entre partis et les incite à se tenir la main pour aller aux élections.
Les hypothèses en absence d’accord de gouvernance
Que se passerait-il en l’absence d’un accord de gouvernance ou lorsqu’un parti politique n’arrivait pas à lever de sièges dans une circonscription électorale ? A cette interrogation qui continue d’agiter l’opposition, plusieurs analystes et experts ont apporté une réponse bien précise. En l’absence d’un accord de gouvernance, un parti qui bute dans une circonscription électorale ou législative, tombe. Si tous les partis butent, l’élection est infructueuse et il faut la reprendre. Si l’élection est infructueuse, la Cour constitutionnelle pourrait aviser. Pour rappel, la loi n°2018-23 du 17 septembre 2018 portant Charte des partis politiques en République du Bénin proscrit formellement les alliances aux élections au Bénin. Par contre, une fois que chacun présente sa liste, le Code électoral permet des accords de gouvernance pour favoriser la cohérence des courants politiques.
Gabin Goubiyi




















