Au nombre des décisions issues du Conseil des ministres du mercredi 24 septembre 2025, figure la fixation du régime de l’assurance agricole indicielle en République du Bénin. A la différence de l’assurance agricole traditionnelle qui se base sur l’évaluation des pertes réelles sur le terrain après un sinistre, l’assurance indicielle déclenche le paiement d’une indemnisation en fonction de l’atteinte d’un « indice » prédéfini. Cet indice est corrélé au rendement des cultures ou à la production agricole.
On ne le dira jamais assez, l’agriculture sous le magister du Président Patrice Talon est un maillon clé de la transformation structurelle de l’économie béninoise, et un des fleurons du Bénin Révélé. Le Bénin a affiché son ambition de devenir une puissance agricole régionale. Cette ambition est réitérée et portée par le Programme d’Action du Gouvernement (Pag) 2021-2026 avec beaucoup de réformes et d’investissements massifs dans le secteur agricole qui commencent à porter des fruits au regard des nombreuses performances dont le Bénin est auréolé dans le domaine. En effet, des performances ont été enregistrées dans les secteurs cotonnier et vivrier depuis 2016 dans le domaine agricole. Pour consolider ses résultats en plus de tout ce qui est mis en œuvre structurellement, il faut travailler à consolider et sauvegarder le revenu et le pouvoir d’achat des producteurs. Le maintien, sur la durée, des performances de l’agriculture béninoise est confronté à des risques climatiques croissants tels que les sécheresses et les inondations. Le Gouvernement du Président Talon lance ce chantier en adoptant au cours du Conseil des ministres du mercredi 24 septembre 2025 la fixation du régime de l’assurance agricole indicielle en République du Bénin. Déjà le Conseil des ministres du 23 Octobre 2024, avait marqué son accord pour le démarrage du projet pilote d’intégration de l’assurance agricole indicielle. L’assurance agricole indicielle est une forme de protection financière pour les agriculteurs contre les risques liés au climat, aux catastrophes naturelles ou à d’autres facteurs de production. A la différence de l’assurance agricole traditionnelle qui se base sur l’évaluation des pertes réelles sur le terrain après un sinistre, l’assurance indicielle déclenche le paiement d’une indemnisation en fonction de l’atteinte d’un « indice » prédéfini. Cet indice est corrélé au rendement des cultures ou à la production agricole. Au cours de la campagne agricole écoulée, une expérience pilote a été conduite par le Fonds National de Développement Agricole au profit de 11.000 riziculteurs avec des résultats concluants. 2.341 d’entre eux ont été sinistrés et ont bénéficié d’une indemnité conséquente. De ce fait, la formule suscite l’engouement des producteurs aussi bien pour les trois filières ciblées dans la phase pilote (riz, coton et bétail) que pour d’autres filières pour lesquelles 100.000 bénéficiaires sont impactés. Cette décision du Gouvernement est un véritable coup de pouce puisqu’une telle initiative va favoriser l’accroissement de la résilience des petits exploitants agricoles face aux effets du changement climatique. L’option du Gouvernement du Président Patrice Talon est pertinent car contrairement à l’assurance agricole traditionnelle qui définit son tarif en fonction de la probabilité de sinistre, sur la base du rendement de l’année précédente, l’assurance indicielle, utilise des indices météorologiques, et collecte des données satellitaires pour anticiper et gérer le risque. Dans le cas d’espèce, cette option promeut une approche multirisque et indicielle basée sur le rendement et non sur la pluviométrie, permettant donc un remboursement automatique de tous les bénéficiaires impactés, en cas de sinistre.
L.A.

















