En prélude à la 21ème assise statutaire de l’Association africaine des hautes juridictions francophones (Aa. Hjf) qui démarre, ce lundi 08 décembre 2025 au Sofitel hôtel à Cotonou, le secrétaire général de l’organisation, Wilfrid Araba, a donné une conférence de presse à la Cour suprême à Porto-Novo, ce vendredi 07 décembre 2025. Il a saisi cette occasion pour dévoiler les grandes lignes de ladite assise.
« L’Association africaine des hautes juridictions francophones est née en novembre 1998 d’une volonté de collaboration et de dialogue entre les hautes juridictions d’Afrique francophone. Il s’est agi au départ des hautes juridictions de l’Afrique de l’Ouest. Puis, avec le succès de cette entreprise, l’élargissement a été fait aux pays de l’Afrique centrale…. », a déclaré, d’entrée de jeu, le secrétaire général de l’Aa.Hjf, Wilfrid Araba, montrant l’importance de l’assise de l’organisation pour la promotion de la démocratie et du développement en Afrique. Selon ses propos, ce dialogue se traduit par des formations, échanges de jurisprudences et colloques internationaux sur des thématiques bien identifiées qui permettent à ses hauts magistrats d’être au mieux dans leur office, informés des évolutions doctrinales jurisprudentielles.
Parlant de la tenue effective de cette rencontre, Wilfrid Araba a indiqué que des délégations de 13 pays d’Afrique francophone et d’autres États sont attendus au sommet de Cotonou. « Je dois préciser qu’il s’agit de hautes Cours de cassation, de Cours suprêmes, de Conseils ou Cours constitutionnels, de Cours communautaires et de Conseils d’État. Prés de 160 personnalités sont attendues. Cette assise statutaire donnera lieu, ce mercredi matin, à la réunion du Conseil d’administration de l’Aa Hjf pour délibérer sur le rapport d’activités du président, le rapport financier, le projet d’activités pour le compte de l’année 2026. L’après-midi du mercredi 10 décembre 2025, se tiendra l’Assemblée générale de l’association. C’est l’occasion d’évoquer le processus d’adhésion en cours de la Cour de cassation du royaume du Maroc. Enfin, je voudrais évoquer un prix qui a été institué par l’association à la demande du Conseil d’administration à Kinshasa en République démocratique du Congo. Il s’agit du prix « Mamadou Badio Camara. Il fut un grand animateur de notre association. Il est décédé, cette année…. », a détaillé le conférencier. Il en a profité pour remercier le chef de l’État pour son appui à la tenue de cette rencontre à Cotonou qui débouchera, à l’en croire, sur des résolutions pour la promotion de l’État de droit en Afrique.
Jules Yaovi Maoussi
(Br Ouémé-Plateau)

















