En France, l’adoption du budget de l’État pour 2026 est désormais reportée à l’année prochaine. Réunis vendredi 19 décembre en commission mixte paritaire (Cmp), députés et sénateurs n’ont pas réussi à s’accorder sur le projet de loi de finances, scellant l’échec de deux mois de discussions parlementaires.
Le suspense n’aura duré qu’une trentaine de minutes. Malgré l’optimisme affiché en début de journée par la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, les lignes de fracture se sont révélées trop profondes. Dès l’ouverture des travaux, les positions sont restées irréconciliables entre une majorité sénatoriale de droite, favorable aux économies et aux baisses d’impôts, et une Assemblée dominée par la gauche, qui plaidait pour davantage de recettes et une limitation des coupes budgétaires. L’échec de la Cmp composée de sept députés et sept sénateurs, met un terme au parcours parlementaire de ce texte financier clé. L’Assemblée nationale l’avait précédemment rejeté en s’opposant à sa première partie consacrée aux recettes, à l’exception d’un seul député centriste. Le Sénat, de son côté, avait adopté le projet du gouvernement, mais après l’avoir profondément remanié. Dans la foulée, le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson, a mis en cause l’exécutif, absent de la commission mixte paritaire, estimant qu’il n’avait pas contribué à rapprocher les points de vue. Résultat : aucun budget ne pourra être définitivement voté avant 2026.




















