Le campus d’Abomey-Calavi a abrité, du 19 au 21 décembre 2025, la 5ème édition du championnat national de jeu de balle au tambourin. Entre confirmations et surprises de taille, ce tournoi a révélé une montée en puissance de l’élite béninoise sous le regard de l’instance africaine.
Les finales, disputées sous une ferveur populaire, ouvrent désormais la voie à des ambitions continentales pour 2026. La compétition a été marquée par un basculement de pouvoir, particulièrement chez les hommes. L’équipe de As Volonté a créé la sensation en renversant les favoris de l’Université d’Abomey-Calavi par un score net de 13 à 8, affichant une maîtrise tactique impressionnante. Du côté des dames, la logique a été plus respectée mais non sans peine. En effet, Aso Tigre a dû batailler jusqu’au bout pour dominer Amicale (13-11), confirmant ainsi son rang de leader du tambourin féminin national.
Un appel pressant pour des infrastructures modernes
Malgré le succès organisationnel, la Fédération, par la voix du président Thomas Tossou Dan, regarde déjà vers l’avenir. Le Comité exécutif a profité de l’événement pour interpeller les autorités sur la nécessité de doter la discipline de gymnases aux normes internationales. Cette étape est jugée indispensable pour que le Bénin puisse quitter les aires de jeu extérieures et s’aligner sur les standards mondiaux de compétition.
L’ambition olympique en ligne de mire
Le président de la Région Afrique, Jean-Louis Gnidokponou, n’a pas caché son enthousiasme face à l’engagement des athlètes, saluant une organisation exemplaire. « Tout le monde a aimé. Tout le monde a respecté les règles du jeu. On a constaté que le jeu a été plaisant », a-t-il déclaré. Au-delà du simple bilan technique, il a projeté la discipline vers un destin planétaire lors de ses vœux pour 2026. « Nous prions pour qu’en 2026 nous ayons plus d’équipes au niveau de la région Afrique afin que le jeu de Balle au tambourin résonne et puisse dans les années à venir participer aux jeux olympiques. C’est mon ambition », a confié Jean-Louis Gnidokponou. Ce rêve de voir le tambourin embraser tout le continent part du dynamisme observé au Bénin, devenu aujourd’hui le moteur de cette discipline en Afrique.
Karol B. Sékou (Coll)




















