Le dimanche 8 février prochain, la dixième législature prendra officiellement ses marques avec l’installation des nouveaux députés. Une installation qui s’annonce sans enjeu majeur, l’unique intérêt étant l’identité du prochain président de l’institution.
L’installation d’une nouvelle mandature de l’Assemblée nationale est toujours un moment solennel. Entre l’arrivée des nouveaux élus et le retour au sein des l’institution d’anciens parlementaires, l’émotion reste entière. Dans cette euphorie, une question polarise les attentions : qui sera le prochain président de l’Assemblée nationale ? Sur le sujet, plusieurs noms circulent. Pour le Bloc républicain, l’unique joker en jeu serait le président Abdoulaye Bio Tchané. Aux dernières nouvelles, les pronostics ne seraient pas en sa faveur pour la simple raison que sa formation politique, le Bloc républicain, n’aurait obtenu que 49 sièges, un score loin de la majorité relative qui lui dresserait le boulevard pour ce poste très prisé. Cependant les arrangements politiques pourraient battre en brèche cette lecture des choses étant donné que la politique n’est pas une science exacte. Du côté de l’Union progressiste le renouveau qui revendique légitimement le perchoir en raison de la majorité dont elle dispose au regard des résultats issue du scrutin législatif du 11 janvier dernier, la course au perchoir aiguise les appétits. Au nombre des personnalités les plus citées, figurent Joseph Djogbénou, Gérard Gbénonchi, Aké Natondé, Orden Alladatin et Louis Vlavonou pour ne citer que celles-là. Pour l’heure, les tractations ne permettent d’établir aucune certitude. De toute évidence, le dernier mot reviendra au président Patrice Talon qui, selon les indiscrétions, n’auraient pas encore tranché. Une ultime réunion serait annoncée pour demain samedi pour dévoiler le nom de l’heureux élu. En attendant, le peuple retient son souffle.
Gabin Goubiyi




















