La précision des instruments de mesure dans les formations sanitaires est au cœur d’un nouveau partenariat entre l’Agence nationale de normalisation et l’Autorité de régulation du secteur de la santé.
L’assurance d’un diagnostic médical fiable repose autant sur l’expertise du praticien que sur la précision chirurgicale de ses outils. C’est avec cette certitude que Dr Mouhamed Nazif Moutawakilou, Directeur général de l’Agence nationale de normalisation, de métrologie et du contrôle qualité (Anm), a rencontré, hier mardi 10 mars 2026, le président de l’Autorité de régulation du secteur de la santé (Ars), Dr Lucien Dossou-Gbété. Cette séance de travail stratégique visait à poser les jalons d’une collaboration stricte pour garantir que chaque tensiomètre, thermomètre ou équipement de laboratoire utilisé dans les hôpitaux béninois réponde aux normes métrologiques internationales. Pendant près de deux heures, les deux responsables ont passé en revue les mécanismes permettant de sécuriser le parcours de soin des patients. Pour l’Ars, dont la mission régalienne est de veiller à la qualité des prestations sanitaires, cette synergie avec l’Anm apparaît comme un levier indispensable. Le respect des standards de mesure n’est plus une simple option technique, mais une exigence de sécurité publique, puisque la conformité des instruments conditionne directement la justesse des traitements administrés. Le président de l’Ars a exprimé sa vive satisfaction face aux solutions techniques proposées par l’Anm pour le suivi et l’évaluation des parcs technologiques hospitaliers. Cette convergence de vues s’est matérialisée par un geste symbolique fort, avec la remise du manuel d’évaluation et de contrôle de la sécurité des patients au Directeur général de l’Anm. Cet acte marque le début d’une offensive commune pour que la métrologie devienne le gardien invisible mais infaillible de la santé de tous les citoyens.
Karol B. Sékou (Coll)



















