Le nom Sessegnon résonne comme une légende dans l’histoire du football béninois. Pourtant, loin de l’ombre tutélaire de son père Stéphane, un jeune attaquant de 22 ans trace sa propre route avec détermination du côté du Luxembourg. Formé à l’école de l’exigence au Paris Saint-Germain, Junior Lavri Sessegnon allie aujourd’hui ambition personnelle et amour profond pour la terre de ses ancêtres. Dans un entretien exclusif accordé à la page spécialisée « Joueurs Béninois », l’avant-centre du FC Avenir Beggen se confie sans détour sur son style de jeu, son héritage familial et son envie pressante de revêtir la tunique nationale.
Journaliste : Pour commencer, peux-tu te présenter au public ?
Junior Lavri Sessegnon : Bonjour à tous. Je m’appelle Junior Sessegnon, j’ai 22 ans, je suis attaquant droitier et je mesure 1m90. J’évolue actuellement au Fc Avenir Beggen en 3ème division au Luxembourg. J’ai été formé en France, notamment au Paris Saint-Germain, puis j’ai connu le Fc Versailles 78 et Le Mans Fc.
Comment définirais-tu ton style de jeu sur le terrain ?
Mon poste de prédilection est avant-centre, c’est là où je peux exprimer le mieux mes qualités. Je suis un attaquant qui aime attaquer la profondeur, presser les défenseurs et être présent dans la surface. Je peux servir également de point d’appui. Aujourd’hui, je m’inspire d’attaquants comme Didier Drogba, Victor Osimhen ou encore Serhou Guirassy. J’aime « charbonner » et me mouiller pour l’équipe. Ma détermination est l’une de mes plus grandes forces.
Tu es le fils de la légende béninoise Stéphane Sessegnon. Comment vis-tu cet héritage ? Est-ce une pression ou une fierté ?
C’est une immense fierté. Mon père a marqué le football béninois de son empreinte et nous sommes très complices ; c’est ma première motivation. Nous avons des profils et des postes très différents, mais il m’apporte énormément de conseils, mentalement et techniquement. Il ne m’a jamais brossé dans le sens du poil, ce qui me pousse à me surpasser. Forcément, il y a des attentes, mais je ne le vois pas comme une pression. Chez nous, on a été éduqués pour faire abstraction de tout cela. Au contraire, c’est un moteur supplémentaire pour travailler encore plus et écrire ma propre histoire dans ce sport.
Né en France et éligible pour plusieurs sélections, comment accueillerais-tu une approche de la Fédération Béninoise de Football pour rejoindre les Guépards ?
Le Bénin représente énormément pour moi, c’est une partie de mon identité. Mon père m’a appris à aimer ce pays. En voyant son dévouement, j’ai appris à porter cette nation dans mon cœur. Il s’est donné corps et âme, et je compte faire de même… Si la Fédération me contacte, ce serait un immense honneur pour moi et ma famille. Mais il faut être objectif : si j’ai les A dans un coin de la tête, je ne veux pas sauter les étapes. À 22 ans, mon objectif proche est d’intégrer les catégories de jeunes, notamment pour les éliminatoires de la Can U23. M’imposer d’abord chez les jeunes avant de connaître les A serait la suite logique.
Tu évolues actuellement au Fc Avenir Beggen. Comment se passe ton adaptation et quels sont tes objectifs cette saison ?
Mon adaptation se passe très bien, le club m’a accueilli dans d’excellentes conditions. L’effectif vit bien et je travaille chaque jour pour gommer mes lacunes. Mon but pour cette dernière partie de saison est de gagner en maturité. Ce sont des détails qui font la différence. Je dois être capable de m’imposer face à une défense entière et devenir un pur « tueur » devant le but. J’ai les qualités pour, à moi d’être bien encadré.
Où te vois-tu dans les prochaines années ? Quel est ton but ultime ?
Mes passages par le Psg ou Le Mans m’ont appris l’exigence du haut niveau. Mon objectif est de m’imposer dans le football professionnel à un niveau encore plus élevé. Et si je vous disais que je ne pense pas au Ballon d’Or africain, je me voilerais la face. C’est un rêve d’enfant, et tout est possible avec du travail. Je veux aussi apporter ma touche au football béninois. La génération qui arrive est très prometteuse. Nous avons un grand coup à jouer avec cette nation, et pourquoi pas dépasser nos aînés ? Cela devrait être notre but collectif.
Un mot pour le public béninois pour conclure ?
Je ressens beaucoup de fierté et d’amour pour ce pays. Je remercie tous ceux qui suivent mon parcours. À travers cette sortie, l’aventure est officiellement lancée. Votre soutien nous pousse à travailler deux fois plus dur pour rendre le Bénin fier. Merci beaucoup, prenez soin de vous et à très bientôt, par la grâce de Dieu.
Source : Joueurs Béninois


















