Le samedi 21 mars 2026, Romuald Wadagni, candidat à l’élection présidentielle du 12 avril 2026, a franchi un cap important dans son accession à la magistrature suprême. Devant de nombreux militants, personnalités politiques et de sa colistière, Mariam Chabi Talata, il a présenté avec maestria son projet de société 2026-2033. Entre autres ambition, le candidat promet un développement plus accéléré du Bénin entre 2026 et 2023.
Le candidat de la majorité présidentielle dévoile un programme dénommé ‘’Plus loin, ensemble’’. Sur scène, Romuald Wadagni, s’est présenté debout, sans notes ni prompteur, dans un exercice solitaire et maîtrisé, quelque part entre une conférence et un meeting politique. Romuald Wadagni a démarré sa présentation en mettant l’accent sur le bilan économique du président Patrice Talon durant les 10 ans. A l’entendre, malgré les crises, le Bénin a maintenu un taux de croissance supérieur à 7%. Un socle solide, selon lui, pour désormais redistribuer les fruits de cette richesse. Pour lui, le prochain défi est de lutter contre l’extrême pauvreté. Pour y arriver, il envisage de rendre l’action publique plus efficace au service du citoyen. Ainsi, il propose de diviser le territoire en six (06) pôles de développement régionaux, axés sur l’agriculture, l’industrie, l’innovation et le tourisme, avec un suivi régulier au niveau de chaque région. « Le pays tout entier sera divisé en six région. Schématiquement, c’est les anciens départements. La première région sera Atacora-Donga, Borgou-Alibori, Zou-Collines, Ouémé-Plateau, Atlantique-Littoral, Mono-Couffo. Nous allons instaurer des autorités pour chacune de ces six grandes régions. L’idée, c’est d’établir un plan spécifique de développement de chaque région. Chaque région devra avoir un écosystème économique basé sur ces atouts, ses savoir-faire », a déclaré le candidat de la mouvance.
De grandes ambitions
Dans le secteur de la santé, il a annoncé trois innovations majeures. Romuald Wadagni a déclaré qu’il y aura la construction du Centre hospitalier international de Parakou. J’ai le plaisir de vous annoncer qu’après le Chic, nous ferons le Chip. Nous allons construire le Centre hospitalier international de Parakou pour que nos concitoyens du septentrion qui ont des pathologies complexes qui demandent des équipements de pointe n’est pas à faire des centaines de kilomètres pour venir à Calavi. Et notre ambition c’est que même des malades d’autres pays voisins pourraient venir à Parakou se soigner et faire de Parakou un vrai pôle de soin de traitement des maladies complexes. Exactement ce que nous avons fait à Calavi », a-t-il exposé. Selon lui, l’autre réalité qu’il faut résoudre, c’est les formalités administratives dans les hôpitaux. Romuald Wadagni veut que chaque malade soit pris en charge à son arrivée à l’hôpital, sans attendre les formalités et le paiement des frais de prise en charge. « Désormais de façon systématique, automatique, pour les urgences vitales, on vous soigne d’abordé. Il y aura plus au Bénin de décès liés au fait qu’on attend de faire des formalités, on attend de payer, on attend d’amener la facture », a soutenu le candidat à l’élection présidentielle. D’après ses dires, un accent important sera mis sur la pharmacopée. Sur la gouvernance, il a affirmé son engagement à respecter les institutions et à garantir les libertés individuelles. « Nous sommes dans une phase de stabilisation. Ce que nous avons mal fait, ensemble dans le dialogue, nous allons le rectifier ». Sur le plan de la sécurité, il a annoncé l’acquisition d’équipements militaires de dernière génération pour les forces armées béninoises. Ces défis, dit-il, sont communs aux pays de la sous-région, l’occasion d’insister sur la coopération avec les voisins. « Nous devons nous parler. Nous n’avons pas le choix. Nous saisirons l’occasion pour aller encore vers nos voisins qui peinent à nous faire confiance. La nature nous a fait voisins, et on ne pourra rien y changer », a-t-il expliqué. Romuald Wadagni a, par ailleurs, promis aux Béninois qu’il fera le job avec intégrité, courage et constance.
Patrice Zoundé (Col)


















