Sous le soleil de la plage de Fidjrossè, le samedi 28 mars 2026, il a été organisé un moment de communion intense. Joueurs, techniciens, dirigeants et inconditionnels du handball ont répondu à l’appel de la Fédération béninoise de handball (Fbhb). Ceci, pour honorer la mémoire de feu Serge Akakpo Djihountry.
Douze mois après sa disparition, celui qui occupait le poste de premier vice-président de l’instance reste une figure tutélaire dont l’ombre plane encore sur les parquets et les aires de jeu du pays. Cette journée commémorative a transformé le rivage de Cotonou en un véritable théâtre de célébration. Loin de la tristesse des premiers jours, l’événement a privilégié la joie et le partage, à l’image de la passion que l’homme nourrissait pour le sport. Le spectacle offert par les centaines de participants a rappelé que l’œuvre du disparu continue de porter ses fruits. Clarisse Hounzali, troisième vice-présidente de la Fbhb, garde d’ailleurs un souvenir intact de la rigueur et de la discipline qui caractérisaient le défunt. « Son départ a été un choc pour nous tous. Ce n’est plus un secret pour personne que, le jour de son décès, il avait une séance de travail avec le président de la fédération et le ministre des Sports. Contrairement à ses habitudes, il accusait du retard. De fil en aiguille, nous avons appris que ce matin-là, il ne s’était pas réveillé», a-t-elle relaté avec une émotion contenue. Pour la dirigeante, accepter cette réalité demeure un défi quotidien, car, selon ses mots, « c’est un baobab qui, par son départ, a laissé un vide. C’est également une grande bibliothèque qui s’en est allée ». Le prestige de ce gala de beach hand a été rehaussé par la présence notable du président Arèmou Mansourou de la Confédération africaine de handball (Cahb). Aux côtés de Sidikou Karimou, actuel patron de la Fbhb, il a tenu à saluer la loyauté et l’engagement d’un collaborateur de la première heure. Cette synergie entre les instances continentale et nationale souligne l’envergure qu’avait Serge Akakpo Djihountry bien au-delà des frontières béninoises. La manifestation s’est achevée dans une atmosphère de convivialité où le recueillement a laissé place à une promesse tacite : celle de maintenir vivante la flamme du handball béninois. Ce rendez-vous sur le sable de Fidjrossè n’était pas seulement un hommage, mais une preuve supplémentaire que l’héritage du « baobab » reste le socle sur lequel se construit l’avenir de la discipline.
K. B. S. (Coll)




















