La Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a confirmé, le 23 mars 2026, le jugement rendu en première instance dans l’affaire du navire Spsl Udeme. Statuant publiquement et contradictoirement, la juridiction d’appel a maintenu l’ensemble des peines et des relaxes prononcées en avril 2025.
Au total, dix-huit personnes étaient poursuivies pour leur implication, à divers niveaux, dans l’échouage du navire sur la plage de Fidjrossè en juin 2024. Les chefs d’accusation portaient notamment sur la contrebande de produits pétroliers, la navigation illégale et l’abus de fonction. Dans ce dossier, deux prévenus, des responsables sécuritaires, avaient été relaxés au bénéfice du doute en première instance. Cette décision a été confirmée en appel. En revanche, plusieurs condamnations ont été maintenues. Un officier de la marine béninoise conserve sa peine de cinq ans de prison ferme, assortie d’une amende de deux millions de francs Cfa. Le contrebandier impliqué dans l’affaire voit également sa condamnation confirmée : il écope de douze mois de prison ferme et d’une amende de cinq millions de francs Cfa.
L’équipage nigérian fixé sur son sort
Quatorze membres de l’équipage, de nationalité nigériane, étaient également poursuivis. Le capitaine et son adjoint conservent leur peine de douze mois de prison ferme. Dix autres membres écopent de peines assorties de sursis et d’amendes d’un million de francs Cfa chacun. Deux autres sont condamnés à des amendes fermes. Toutes ces décisions ont été confirmées par la juridiction d’appel.
La Criet a par ailleurs maintenu la condamnation collective au paiement de 50 millions de francs Cfa au profit de l’État béninois. Autre mesure confirmée : le démantèlement du navire Spsl Udeme, aux frais de son propriétaire. Une décision contestée par la défense, mais validée en appel.
Retour sur les faits
L’affaire remonte au 30 juin 2024. Le navire s’était échoué sur la plage de Fidjrossè à la suite d’une panne en haute mer. Il transportait plus de 200 000 litres de gasoil. Son interception avait mobilisé les autorités afin de prévenir une catastrophe écologique. Une opération d’urgence avait alors été engagée pour le pompage du carburant. Après plusieurs mois de procédure, un premier verdict avait été rendu en avril 2025. Avec la décision de la Chambre des appels, le dossier est désormais définitivement clos.
















