Le Bénin devient cette année le centre névralgique de l’agribusiness africain. Officiellement lancé hier mercredi 22 avril 2026 à Ouidah, l’édition 2026 du « Prix Pierre Castel » s’installe dans le paysage entrepreneurial béninois avec une annonce de taille : Cotonou accueillera la grande finale panafricaine en septembre prochain.
L’effervescence était palpable hier dans le cadre historique de Native Hotels à Ouidah. Devant un parterre de responsables du Fonds Pierre Castel, des cadres de la Sobebra et de nombreux journalistes, le coup d’envoi de la 9ème édition du « Prix Pierre Castel » a été donné. Cette initiative, devenue un levier incontournable pour la transformation des systèmes alimentaires en Afrique, s’implante au Bénin avec une ambition renouvelée : dénicher et propulser les jeunes talents qui feront l’agriculture de demain. L’événement revêt une dimension particulière pour le pays. En effet, au-delà de la compétition nationale, le Bénin a été désigné pour abriter l’apothéose du concours. Le Directeur général de la Sobebra, Alain Héraïbi, n’a d’ailleurs pas caché sa satisfaction lors de sa prise de parole. Il a salué l’arrivée de ce programme d’envergure sur le sol béninois, tout en soulignant l’honneur immense que représente l’organisation de la finale panafricaine prévue le 30 septembre 2026 à Cotonou. « Cette initiative constitue une véritable opportunité pour mettre en lumière le potentiel des jeunes entrepreneurs béninois et leur capacité à transformer durablement les chaînes alimentaires », a-t-il déclaré avec conviction, réitérant au passage l’engagement de la Sobebra pour un développement durable porté par l’innovation.
L’entrepreneuriat local : véritable rempart contre l’insécurité alimentaire
Le Prix Pierre Castel ne se contente pas d’être une simple distinction honorifique. Il se veut un moteur de changement profond pour l’économie du continent. Cette vision est portée par le Fonds de dotation Pierre Castel, dont le directeur, Pierre de Gaëtan, a rappelé les fondements lors de cette conférence de presse. Pour lui, l’entrepreneuriat local est le seul véritable rempart contre l’insécurité alimentaire. « Plus qu’un prix, il s’agit d’un levier pour accélérer les initiatives, structurer des parcours entrepreneuriaux et contribuer à bâtir des systèmes alimentaires durables en Afrique », a-t-il ainsi précisé, marquant l’importance stratégique de cette expansion au Bénin. Sur le plan pratique, le parcours des candidats s’annonce aussi rigoureux que gratifiant. Les entrepreneurs béninois, âgés de 18 à 45 ans et dont l’entreprise justifie d’au moins deux ans d’existence légale, ont jusqu’au 30 mai pour postuler. À l’issue d’un processus de sélection méticuleux incluant des visites de terrain et des auditions devant un jury, le lauréat national empochera une enveloppe de 16,4 millions de francs Cfa. Mais le gain ne s’arrête pas aux chiffres ; un programme de mentorat et de coaching personnalisé accompagnera le gagnant dans sa croissance. La compétition prendra ensuite une tournure continentale. Le champion béninois défendra les couleurs nationales face aux lauréats d’Algérie, du Burkina Faso, du Cameroun, de Côte d’Ivoire, de Madagascar et de la République démocratique du Congo. Le grand vainqueur de cette finale de Cotonou recevra une dotation complémentaire de 6,5 millions de francs Cfa et portera, pendant un an, le titre prestigieux d’ambassadeur panafricain du prix.
Création d’un écosystème solide
Au-delà des récompenses financières, les organisateurs misent sur la création d’un écosystème solide. En rejoignant la communauté des « Bâtisseurs Africains », les finalistes accèdent à un réseau d’experts, à des formations certifiantes en e-learning et à une visibilité internationale sur les grands salons professionnels. À travers ce déploiement au Bénin, le Prix Pierre Castel réaffirme sa volonté de stimuler la compétitivité agricole et de susciter des vocations au sein d’une jeunesse capable de répondre, par l’innovation, aux défis vitaux du continent noir.


























