Lundi 20 avril dernier, à Ekpè dans la commune de Sèmè-Podji, une jeune dame a été arrêtée sous prétexte qu’elle aurait volé un portable android. En guise de représailles, la présumée voleuse a été violemment bastonnée, dénudée et suspendue avec des cordes au plafond d’une cabane, agonisant sous le supplice d’un feu ardent attisé sous ses entrejambes. Informé, le commissariat d’Ekpè a diligemment mis la main sur six présumés auteurs de ce crime crapuleux.
L’opinion nationale été alertée, jeudi 23 avril 2025 par la diffusion de la vidéo de l’horrible scène qui a provoqué une onde de choc et un élan de désapprobation populaire. Aussitôt, une enquête a été diligentée par la police pour dénoncer les pistes des auteurs de l’acte crapuleux. La conjonction des informations recueillies et la diligence des agents du commissariat d’Ekpè ont permis de mettre la main sur six personnes impliquées dans l’horreur. Une moisson provisoire puisque les informations font état de ce que d’autres auteurs du drame sont actuellement en fuite.
Les faits
Selon nos recoupements, tout serait parti d’une affaire de vol d’un téléphone android dans la soirée du lundi 20 avril 2026. Une jeune femme, âgée de 20 ans environ, a été soupçonnée d’avoir volé un portable android qui coûterait 70000 au plus. Malgré tout ce qu’elle disait pour réfuter les accusations portées contre sa personne, ses bourreaux l’ont pourchassée jusqu’à l’appréhender. « Tu penses qu’il est facile d’acheter un portable android? », criaient-ils dans la vidéo exposant comment la dame a été violentée. Ils l’ont frappée à mort et entraînée dans une cabane où elle a été attachée au plafond à l’aide d’une corde après l’avoir déshabillée. Comme si cela ne suffisait pas, ses agresseurs ont allumé un grand feu sous elle. « Au secours ! Au secours ! Au secours ! », criait-elle. Malgré ces cris de détresse, ses bourreaux continuaient de la bastonner, bien qu’elle subissait les effets du feu qui brûlait sa partie intime et tout son corps. Ils ont même eu l’outrecuidance de filmer la scène qui s’est par la suite retrouvée sur les réseaux sociaux. Automatiquement, les éléments du commissariat d’Ekpè se sont mis à leurs trousses. Pour le moment, six personnes sont en garde à vue au commissariat d’Ekpè et d’autres personnes recherchées sont en fuite. Selon d’autres sources, la jeune femme en question serait victime d’un règlement de compte pour avoir refusé les avances d’un homme parmi ses bourreaux. Les memes sources indiquent que c’est ce dernier qui aurait monté le coup de vol de portable android afin d’en découdre avec la victime. Les enquêtes sont en cours pour arrêter toutes les personnes impliquées de près ou de loin dans ce crime. Aux dernières nouvelles, la victime admise aux soins intensifs, serait en vie.
Jules Yaovi Maoussi
(Br Ouémé-Plateau)
















