La Fédération béninoise de cyclisme a levé le voile, hier jeudi 23 avril 2026 à Cotonou, sur les contours de la 21ème édition du Tour du Bénin. Avec des innovations majeures, présence exceptionnelle du patron du cyclisme mondial et des défis de financement, l’événement confirme son ascension fulgurante sur la scène continentale.
Réunis dans un somptueux cadre de Cotonou, les acteurs du cyclisme national, sous l’égide de leur président Romuald Hazoumè, ont officialisé le lancement d’une édition qui s’annonce historique. Prévue du 27 avril au 2 mai 2026, cette 21ème levée du Tour du Bénin ne se contente plus d’être une simple course régionale, mais s’affirme comme le porte-étendard du cyclisme en Afrique de l’Ouest. Le clou de cette édition sera sans nul doute la présence de David Lappartient, président de l’Union cycliste internationale (Uci). Attendu dans la capitale économique le 26 avril, le dirigeant mondial assistera au prologue avant de se rendre au siège de la Fédération à Porto-Novo. Pour Romuald Hazoumè, ce déplacement est un signal fort envoyé à la communauté sportive. « Le congrès africain prévu en Côte d’Ivoire a été réaménagé afin de permettre la venue du président de l’Uci au Bénin. Cela prouve que notre tour est devenu un événement capital pour l’Union cycliste internationale », a-t-il martelé avec une fierté non dissimulée. Cette crédibilité technique se traduit par le maintien de l’épreuve dans la catégorie 2.2 du calendrier Uci. À ce jour, le Tour du Bénin demeure l’unique compétition de cette envergure dans la sous-région, attirant un peloton cosmopolite de 12 équipes issues de 11 nations. Si les sélections africaines forment le cœur du peloton, la participation de formations européennes, notamment allemandes et belges, vient relever le niveau de la compétition. En marge des épreuves masculines, le Grand Prix des Amazones prend également du galon en intégrant le calendrier officiel de l’Uci, avec la participation remarquée du Nigéria et du Burkina Faso aux côtés des coureuses locales.
L’art de l’excellence malgré la rigueur budgétaire
Pourtant, cette vitrine internationale cache une réalité économique plus complexe. Malgré le prestige croissant de l’organisation, les ressources financières ne suivent pas toujours la courbe des ambitions. Le président de la Fédération n’a pas éludé la question des retards de certains partenaires, soulignant la gymnastique constante nécessaire pour maintenir les standards de l’Uci. « Nous faisons mieux que beaucoup d’autres tours avec un budget très limité. Mais nous restons confiants », a-t-il tempéré, tout en saluant la fidélité des soutiens historiques. Grâce à une diffusion d’envergure, notamment via Canal+, l’événement bénéficie d’une lucarne mondiale qui propulse les paysages béninois dans les foyers de millions de téléspectateurs. Alors que les coureurs s’apprêtent à dévorer le bitume, le Bénin prouve qu’avec de la rigueur et une vision claire, il est possible de se hisser parmi les nations qui comptent sur la carte du cyclisme africain.
Karol B. Sékou (Coll)




















