Admise à l’hôpital de zone de Suru-Léré, la dame dénudée, ligotée puis soumise au supplice du feu à Ekpè, Commune de Sèmé-Podji, est pour l’instant hors de danger. C’est ce que révèlent les examens. Cependant, elle est fortement secouée. À la faveur de la visite de l’Institut national de la femme (Inf) à la dame le vendredi 24 avril 2026, les médecins ont présenté sa fiche médicale.
Selon Dr Cyrille Kpangon, médecin chirurgien à l’hôpital de zone de Suru-Lére, il s’agit d’une dame de la trentaine qui a été victime des coups et blessures volontaires . Elle présente donc des lésions de sévices corporels suite à ses coups et blessures. « Elle aurait été légaturée et on voit très bien au niveau des deux poignets des liens de ce qu’elle a été attachée. Au niveau des deux chevilles aussi on voit des traces de ce qu’elle a été attachée. Les deux mains sont enflammées avec l’impossibilité de mobiliser les doigts. A part ça, au niveau du corps, elle a plein de lésions en bonne voie de cicatrisation », a renseigné le médecin chirurgien. Cependant, il affirme que derrière, c’est un choc psychologique « et on sent qu’elle a été secouée. On va donc demander des psychologues pour nous aider à la gérer », a déclaré Cyrille Kpangon. Il a été soutenu par Dr Patrick Topanou, directeur de l’hôpital de zone de Suru-Léré. « Elle a été vraiment affectée parce que ses propos vont du coq à l’âne. Elle est affectée sur le plan psychologique. A ce niveau, on aura forcément besoin de l’encadrer, de l’accompagner, pour qu’elle retrouve ses sens », a souligné Dr Topanou.
Pour ce qui concerne la prise en charge, il a affirmé que dans le cadre de la convention avec l’Inf, la victime n’a aucun souci financier à avoir. « Nous allons jouer notre partition », a-t-il rassuré.
Prudence, parent de la victime a, quant à lui, remercié le président de la République pour les réformes dans le secteur de la santé. « C’est du jamais vu, une telle prise en charge. On doit remercier le chef de l’Etat, remercier la Brigade des mineurs et l’Inf.
Selon le récit de la victime, c’est une personne âgée qui aurait dit qu’« on ne doit pas me laisser partir, de lui passer une corde pour qu’il me ligote. Puis ils m’ont attaché à un arbre mains et pieds puis ont allumé le feu sous moi après avoir mis du piment en moi . Ils ont déchiré mon habit à l’aide d’un couteau. Ce sont les mains qui continuent de me faire mal », a dit la victime.
Du côté de l’Inf, toutes les dispositions ont été prises pour la sécurité de la victime. « Nous nous sommes assurés qu’elle soit vraiment en sécurité. Des agents de la Police républicaine sont à l’hôpital pour assurer sa sécurité », a rassuré l’un des membres de la délégation de l’Inf.
















