(La Police saluée pour sa diligence)
La justice béninoise est passée à une nouvelle étape dans le traitement du dossier de la femme torturée à Ekpè, dans la commune de Sèmè-Podji. Interpellés dans le cadre de cette affaire, six individus ont été placés sous mandat de dépôt ce mercredi 29 avril 2026, après leur présentation au procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet).
Après leur interpellation par les éléments de la Police républicaine, les mis en cause ont été gardés à vue avant d’être déférés devant l’autorité judiciaire compétente. Leur placement en détention provisoire marque une étape importante dans la procédure engagée contre eux, en attendant la suite des investigations et leur éventuel jugement.
Des faits d’une rare violence
L’affaire a éclaté à la suite de la diffusion, le 23 avril 2026, d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Les images montraient une femme de 38 ans, ligotée et suspendue au-dessus d’un feu, subissant des sévices particulièrement violents. Selon les premiers éléments recueillis, la victime aurait été accusée de vol de téléphone portable par ses agresseurs, qui lui ont infligé des traitements inhumains. L’onde de choc provoquée par cette vidéo a suscité une vive indignation au sein de l’opinion publique, appelant à une réaction rapide des autorités. Trois principaux chefs d’accusation ont été retenus contre les six prévenus : viol, coups et blessures volontaires et diffusion d’images liées à une infraction.
Une enquête menée avec célérité
Face à l’émotion générale, la Police républicaine a immédiatement ouvert une enquête. Les investigations ont permis d’identifier puis d’interpeller six personnes présumées impliquées dans ces actes. Dans son communiqué, l’institution a mis en avant la contribution déterminante des citoyens, dont les signalements et la mobilisation ont facilité l’avancée de l’enquête. Cette synergie entre populations et forces de sécurité a permis d’aboutir rapidement à des résultats concrets. La diligence des unités d’enquête, de l’ouverture du dossier à l’interpellation des suspects puis leur présentation à la justice, mérite d’être saluée. Elle témoigne d’une volonté affirmée de lutter contre les violences et de garantir que de tels actes ne restent pas impunis. Le dossier est désormais entre les mains de la justice, pour la suite de la procédure.
Léonce Adjévi



















