Dans la Commune d’Abomey-Calavi, plus précisément à Glo Zèkanmè/arrondissement d’Akassato, une société d’exploitation de carrière de sable lagunaire est dénoncée pour avoir opéré dans le domaine d’une autre. Une délégation préfectorale est descendue sur les lieux et a fait des recommandations à respecter par toutes les parties prenantes. Malgré cela, rien n’a évolué.
Les dénonciations répétitives d’une entreprise d’exploitation de carrière de sable contre une autre ont fait réagir la préfecture de l’Atlantique. Cette dernière se dit victime des préjudices de sa voisine du même secteur d’activités qu’elle. C’est ainsi qu’elle a porté plainte contre l’autre respectivement auprès de la directrice générale des mines, le 12 février 2026, et du ministre de l’Energie et des mines, le 17 février 2026. Ses dénonciations portent sur l’exploitation illégale de carrière, le dépassement des limites de périmètre minier et vol de sable lagunaire à ses préjudices. Fière de son agrément (année 2025 n°01313/Meem/Dc/Sgm/Ct/Gd-Mines Sa 020 Sgg 25 en date du 07 avril 2025), elle a indiqué dans sa plainte contre sa voisine ceci : « Cette dernière a fini d’exploiter son périmètre en sorte même que ses activités ont été suspendues par l’administration minière. Curieusement, cette Société se refuse de fermer son site et d’enlever ses machines ainsi qu’il convient quand un exploitant arrive en fin d’exploitation…. », a-t-elle fait savoir.
Recommandations de la mission préfectorale
Une délégation préfectorale de vérification, conduite par la chargée de mission du préfet de l’Atlantique, Paulette Eki, a fait une descente sur le terrain, le 16 mars 2026, suite à la plainte formulée par la société plaignante pour le dépassement des limites de périmètre par la société voisine à Glo Zèkanmè/Akassato/ Commune d’Abomey-Calavi. Elle a démarré ses travaux par la visite du site de la plaignante où il a été constaté beaucoup de faits. Dans son rapport, la mission préfectorale a fait noter que les périmètres des deux sociétés ne sont pas délimitées avec des balises bien visibles et qu’elles ne disposent pas d’épi et de barques motorisées fonctionnelles pouvant lui permettre de relever les limites de leurs zones d’exploitation actuelle. Au regard de ces constats, la mission a recommandé que les sociétés délimitent sous huitaine leurs périmètres par des balises armées et mettent à disposition des Epi appropriés pour permettre à la prochaine mission de relever les coordonnées de leurs zones d’exploitation.
Sur les lieux, la plaignante tient à l’application des recommandations de la préfecture. A cet effet, il appartient à la préfecture de veiller au grain pour éviter des troubles à l’ordre public pour que force reste à la loi.
Abdourhamane Touré


















