Porté à la tête de la Ligue régionale Atlantique-Littoral de judo pour un mandat de quatre ans, Aurel Tayewo déploie sa feuille de route. Le nouveau président mise sur une immersion dans le milieu scolaire et une mise en conformité administrative pour insuffler une nouvelle dynamique à la discipline.
Le renouvellement du bureau dirigeant de la Ligue Atlantique-Littoral de judo ouvre une nouvelle ère pour les arts martiaux dans cette région clé du Bénin. Précédemment vice-président de l’instance, Aurel Tayewo succède à l’ancienne équipe avec la ferme intention de consolider les acquis tout en élargissant la base des pratiquants. Face à la concurrence des autres disciplines de combat, la nouvelle équipe dirigeante identifie l’augmentation du nombre de licenciés comme le principal levier de croissance. « Notre objectif est d’accroître les clubs dans notre département et permettre d’avoir beaucoup plus d’athlètes afin de booster le judo », confie le président de la Ligue. Pour concrétiser cette ambition, la stratégie se tourne vers les établissements scolaires de l’Atlantique et du Littoral. Des projets de démonstrations et d’initiations hebdomadaires, d’une durée de 45 à 60 minutes, s’apprêtent à être déployés dans plusieurs collèges et écoles pilotes. Cette approche vise à familiariser les plus jeunes avec les principes fondamentaux de ce sport de combat. « Le judo, c’est l’art de la souplesse, la maîtrise de soi et le respect. Nous voulons inculquer ces valeurs aux enfants dès le bas âge », insiste le premier responsable de la Ligue.
Offensive pédagogique nécessaire
Cette offensive pédagogique nécessite néanmoins une structuration rigoureuse. Conscient des limites structurelles des associations locales, Aurel Tayewo souligne l’importance d’une démarche coordonnée avec la Fédération béninoise de judo et le ministère des Sports pour légitimer les interventions en milieu scolaire. Selon ses analyses, les structures de formation ont impérativement besoin d’un appui institutionnel pour rassurer les chefs d’établissement et les parents d’élèves. Sur le plan de la gouvernance, le chantier prioritaire reste l’harmonisation des textes de la Ligue avec la législation nationale régissant les associations et les fondations. Cette transition juridique marchera de pair avec le respect du calendrier des compétitions. Avec dix clubs actuellement actifs sous sa juridiction, la Ligue planifie son championnat départemental pour la dernière semaine du mois de juillet. Ce rendez-vous servira de test grandeur nature pour les athlètes avant les phases finales du championnat national prévues au mois d’août.
Karol B. Sékou




















