Face aux vents de l’extrémisme violent qui soufflent sur certaines régions du monde, la prévention apparaît comme le meilleur rempart. C’est dans cette dynamique que quinze professionnels des médias ont pris part, jeudi 11 juin 2026, à un atelier de renforcement des capacités consacré à la lutte contre l’extrémisme violent et à la protection des enfants. Les travaux se sont déroulés dans la salle de réunion du Village Sos de Natitingou.
Initiée dans le cadre du projet « Prévenir le recrutement forcé et la radicalisation des enfants et des jeunes en leur offrant une protection et des mesures de sauvetage », cette session de formation vise à faire des médias des sentinelles de la paix et des acteurs de premier plan dans la protection des couches vulnérables. Durant cette journée d’échanges, deux communications majeures ont nourri les réflexions des participants. La première, intitulée « Éducation pour la préservation de la paix et de la cohésion sociale : rôle des professionnels des médias », a mis en lumière la responsabilité des hommes et femmes de médias dans la consolidation du vivre-ensemble. Dans un contexte où l’information peut être à la fois un pont ou un fossé, les journalistes ont été invités à promouvoir des contenus favorisant la tolérance, le dialogue et la cohésion sociale. La seconde communication a porté sur « Le mécanisme de protection des enfants contre l’extrémisme violent ». À travers cette présentation, les participants ont été sensibilisés aux facteurs de vulnérabilité des enfants et des jeunes face aux discours radicaux ainsi qu’aux dispositifs de prévention et de prise en charge existants. Animées par Maxime Agoua, Chargé de Programme de Respesd, les différentes communications ont permis aux participants de mieux comprendre les enjeux liés à la radicalisation et au recrutement forcé des enfants. Le communicateur a notamment insisté sur le rôle stratégique des médias dans la détection précoce des signaux d’alerte et dans la diffusion de messages favorisant la résilience communautaire. Au fil des échanges, une conviction s’est imposée : la lutte contre l’extrémisme violent ne se gagne pas seulement sur le terrain sécuritaire. Elle se construit également dans les salles de classe, au sein des familles, dans les communautés et dans les médias. Car lorsque l’information éclaire les consciences, elle devient une lumière capable de dissiper les ombres de la radicalisation. À travers cette initiative, les organisateurs entendent renforcer l’engagement des professionnels des médias afin qu’ils contribuent davantage à la protection des enfants et à la promotion d’une paix durable dans les communautés.
G. A. (Br Atacora/Donga)



















