C’est parti pour l’examen du Baccalauréat, session de juin 2026, sur l’ensemble du territoire national béninois. Le lancement officiel a eu lieu ce lundi 15 juin 2026 au Lycée technique d’amitié sino-béninois d’Akassato, situé dans la commune d’Abomey-Calavi. Autorités ministérielles et communales se sont unies pour doper le moral des candidats et saluer une organisation rigoureuse.
Au Lycée technique d’amitié sino-béninois d’Akassato, le calme et la concentration règnent dans les couloirs. Le chef de centre, Abdon Hounkpè, s’est montré rassurant dès les premières lueurs de la matinée. « Toutes les dispositions ont été prises pour que les candidats composent dans de bonnes conditions », a-t-il affirmé avec assurance.Pour cette session, ce centre de composition accueille un effectif total de 802 candidats, répartis de manière stratégique dans 27 salles. Fait notable et encourageant pour l’équité genre dans l’enseignement technique et général, les filles sont majoritaires dans ce centre, affichant un effectif de 423 candidates contre 379 garçons.
Pour le maire de la commune d’Abomey-Calavi, Nathanaël Koty, le choix de sa localité pour aborder ce tournant éducatif national est une distinction majeure. « C’est un honneur parce que c’est ma commune qui a été retenue pour le lancement officiel de cet examen qui ouvre les portes d’accès de l’Université », a déclaré l’autorité communale.Tout en affichant un grand sourire encourageant face candidats, le maire a chaleureusement souhaité une bonne chance à tous les candidats. Il n’a pas caché ses ambitions locales en confiant que son vœu le plus cher est de voir le futur premier du Bénin au baccalauréat être issu de sa commune.
Une organisation saluée et un cap historique franchi pour la Série C
Présente sur les lieux pour procéder à l’ouverture de la première enveloppe, la ministre de l’Enseignement supérieur, Sédami Médégan Fagla, a exprimé sa profonde satisfaction quant au dispositif global. À l’heure exacte du démarrage, elle a partagé son optimisme : « Mes impressions sont que les enfants dans ce centre vont composer dans d’excellentes conditions. La direction de l’Office du Bac, comme à ses habitudes, fait un excellent travail dans l’organisation des épreuves. À 8h, nous avons lancé les épreuves et je suis persuadée que c’est pareil sur l’ensemble du territoire national. » La ministre s’est également réjouie d’une victoire majeure pour le système éducatif béninois, le retour en force des séries scientifiques. Elle a salué avec ferveur l’augmentation du nombre d’apprenants qui composent en série C cette année. Pour la première fois depuis plusieurs années, la barre symbolique des 1 000 candidats en série C a été franchie au plan national, un signal fort pour le développement des sciences au Bénin.
Appel pressant au calme dans les familles
Prenant la parole à son tour, Constant Koutchadé, ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, a tenu à saluer la chaîne de solidarité nationale qui a permis de tenir les délais. « Je voudrais remercier tous les acteurs à partir des parents jusqu’au gouvernement, sans oublier les forces de défense qui ont assuré le transfert du matériel », a-t-il souligné, mettant en lumière le déploiement sécurisé des cantines d’épreuves.Au-delà de la logistique, le ministre Koutchadé a lancé un message crucial aux familles pour la gestion de la période post-composition. Il a fermement demandé aux parents de faire preuve de bienveillance et de « ne pas stresser les enfants au retour » des centres d’examen. Selon lui, le soutien psychologique à la maison est tout aussi déterminant que la préparation en classe pour garantir la réussite des candidats durant ces trois jours de composition.Les dés sont désormais jetés. Les 77 101 candidats du Bénin ont jusqu’à mercredi pour donner le meilleur d’eux-mêmes afin de décrocher ce premier diplôme universitaire.


















