Le terrain synthétique d’Akassato a accueilli, le vendredi 12 juin 2026, le lancement officiel des animations collectives du projet pilote « Synergies Éducative et Sportive ». Portée conjointement par le ministère en charge des Sports et celui des Enseignements maternel et primaire, cette initiative rassemble des centaines d’écoliers autour d’un programme alliant développement psychomoteur, éveil cognitif et cohésion sociale.
Le gouvernement béninois franchit une nouvelle étape dans l’intégration du sport au cœur du système éducatif primaire. La phase pilote du projet « Synergies Éducative et Sportive », actuellement déployée dans dix (10) écoles de l’arrondissement d’Akassato, a réuni élèves, enseignants, encadreurs et autorités locales pour une première journée de rassemblement collectif. Cette rencontre marque le point d’orgue de plusieurs mois de séances de pratique sportive au sein des établissements bénéficiaires.
Une double ambition pour la jeunesse béninoise
Présent sur les lieux pour représenter le ministre Benoît Dato, le Directeur de cabinet du ministère en charge des Sports a mis en lumière la convergence nécessaire entre les compétences académiques et physiques. « Le sport et l’éducation ne sont pas deux mondes séparés. Ils sont les deux faces d’une même médaille : celle de l’épanouissement et de la réussite de notre jeunesse », a-t-il déclaré. L’autorité ministérielle a également salué l’implication de la Mairie d’Abomey-Calavi et de la préfecture de l’Atlantique dans la réussite de ce regroupement, qui offre aux enfants un cadre propice à l’apprentissage de la discipline et de la solidarité. Au cours de cette journée, les écoliers ont participé à des ateliers dédiés aux habiletés motrices de base comme les sauts, les courses et les lancers. Le programme intègre des disciplines variées telles que le basketball, la lutte, le badminton et le tennis de table, rompant avec l’hégémonie exclusive du football en milieu scolaire.
Une approche scientifique et inclusive
Le choix de ces activités répond à des critères pédagogiques précis, axés sur le développement global des enfants âgés de 5 à 10 ans. Le conseiller technique Basile Agbodjogbé explique la pertinence de cette diversification. Pour lui, « Le football est un sport populaire que tout le monde connaît. Mais d’autres disciplines comme le badminton ou le basketball permettent également aux enfants de développer de nombreuses compétences motrices et cognitives. Ce sont des choix mûrement réfléchis et scientifiquement structurés ». Poursuivant, il indique que cette phase permet d’élargir la coordination et l’agilité des élèves avant toute spécialisation future. Cette détection précoce des aptitudes constitue un enjeu majeur pour les autorités départementales. Parfait Hounsou, représentant le préfet de l’Atlantique, s’est réjoui de la mise en place d’un tel dispositif de repérage. « Cette démonstration est d’une importance capitale parce qu’elle permet d’identifier et de valoriser les talents de nos jeunes dans le domaine sportif », a-t-il affirmé, tout en assurant que la préfecture et les services départementaux garantiront le suivi des profils identifiés. Il a exhorté les participants à maximiser les opportunités offertes par cette phase pilote. L’exécutif projette déjà l’extension de ce modèle. Après cette expérience d’évaluation à Akassato, le projet « Synergies Éducative et Sportive » a vocation à être généralisé dans les 77 communes du Bénin afin d’institutionnaliser la pratique sportive dès le premier cycle scolaire.
K. B. S. (Coll)




















