Le Bénin accueille depuis lundi 29 juin 2026, la 15ème réunion du Comité de pilotage de l’International development finance club (Idfc), premier réseau mondial des banques publiques de développement. Pendant deux jours, les dirigeants et hauts représentants des banques publiques membres du club, réfléchiront aux réponses à apporter aux défis du contexte international marqué par les tensions géopolitiques, les effets du changement climatique et les besoins croissants de financement des économies.
Venus d’Afrique, d’Europe, d’Asie et d’Amérique, les hauts représentants des banques publiques membres de l’International development finance club en conclave à Cotonou et les partenaires stratégiques, cogitent sur les grandes orientations pour un développement durable, inclusif et résilient. Pendant 48 heures, les assises permettront notamment d’examiner les stratégies des banques publiques de développement face aux mutations économiques mondiales, la contribution de l’Idfc au financement des politiques climatiques, à la promotion de l’égalité des genres, à la préservation de la biodiversité ainsi qu’à l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd). Les participants aborderont également les mécanismes de financement innovants, la mobilisation des capitaux privés, les préparatifs de la Cop31, le soutien à l’industrialisation verte et les opportunités d’investissement durable en Afrique de l’Ouest. Dans son allocution, le président de la Banque ouest africaine de développement (Boad) et président de l’Idfc, Serge Ekué, a rappelé les attentes placées dans les banques publiques de développement dans un contexte mondial de plus en plus complexe. « Nous nous sommes rassemblés ici aujourd’hui à un moment où les attentes sur les banques de développement publiques n’ont jamais été plus élevées. Les gouvernements nous attendent dans la mobilization du capital. Les marchés nous attendent à réduire les risques. Les communautés nous attendent à accélérer l’action », a-t-il déclaré. Selon Serge Ekué, l’avenir de l’Idfc repose davantage sur la coopération que sur la puissance financière de ses membres. « Notre plus grande force n’a jamais été la taille de notre institution. C’est notre capacité à travailler ensemble, à partager des connaissances, à développer des méthodologies communes, à innover collectivement et à transformer nos ambitions mondiales en solutions pratiques pour nos pays membres », a-t-il souligné, appelant les membres du réseau à bâtir des partenariats plus solides et à privilégier des actions concrètes au profit des populations.
Le Bénin, un hub pour l’investissement durable
Procédant à l’ouverture officielle des travaux, le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des finances, chargé de la mobilisation des ressources extérieures et de la gestion de la dette, Hugues Oscar Lokossou, a insisté sur l’urgence de réinventer les mécanismes de financement du développement. « Le monde traverse une période de profondes mutations. La question n’est plus seulement celle de la disponibilité des ressources financières. Elle porte également sur notre capacité collective à orienter le financement vers les secteurs et les projets susceptibles de générer une croissance durable, créatrice d’emplois et respectueuse de l’environnement», a-t-il affirmé. Le ministre a également mis en évidence la portée stratégique de l’organisation de cette rencontre au Bénin. Selon lui, le pays entend consolider son positionnement comme destination privilégiée des investissements durables grâce aux réformes économiques engagées ces dernières années. « Le Bénin est pleinement engagé dans cette dynamique. Sous l’impulsion des réformes engagées ces dernières années, notre pays poursuit sa transformation économique avec l’ambition de devenir un pôle régional de services, d’industrie et d’investissement au sein d’un espace ouest-africain en pleine mutation», a déclaré Hugues Oscar Lokossou. À travers l’accueil de cette rencontre de haut niveau, le Bénin confirme ainsi la confiance de la communauté financière internationale dans la qualité de ses réformes économiques et institutionnelles. Cette réunion donne une visibilité aux efforts consentis par le pays afin d’améliorer le climat des affaires, de renforcer la stabilité macroéconomique et de promouvoir les investissements privés. Elle traduit également l’ambition des autorités béninoises de faire du pays un hub régional du dialogue économique, de la coopération internationale et du financement d’une croissance durable, résiliente et inclusive. Les conclusions de cette 15e réunion du Comité de pilotage de l’Idfc sont attendues au terme des deux journées de travaux et devraient contribuer à renforcer la coopération entre les banques publiques de développement dans la mobilisation des ressources nécessaires à la lutte contre le changement climatique, à la promotion de l’égalité des genres et à la réalisation des Objectifs de développement durable.




















