Réunis à Cotonou le jeudi 23 Juillet 2026 à la suite des travaux techniques de novembre 2025, la Commission de l’Uemoa et le gouvernement béninois ont validé les résultats de la 11e revue annuelle. Le Bénin a enregistré un taux d’application des réformes de 73,1 %, traduisant son engagement continu pour la stabilité macroéconomique et le marché commun.
La consolidation de l’intégration économique régionale franchit une nouvelle étape décisive à Cotonou. Faisant suite aux travaux de la phase technique qui se sont déroulés à Cotonou du 5 au 7 novembre 2025, la phase politique de la 11e revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Uemoa s’est ouverte au Bénin. Cette rencontre de haut niveau réunit la Commission de l’Union et le gouvernement béninois pour dresser le bilan d’un exercice d’évaluation rigoureux. « La présente revue, qui est sa onzième édition, constitue un puissant levier pour le renforcement de l’intégration économique au sein de notre espace communautaire. Elle permet aux instances exécutives de notre Union d’évaluer les actions communes mises en œuvre pour l’atteinte des objectifs du traité de l’Uémoa. Les conclusions des travaux que nous allons passer en revue mettent en exergue les résultats de l’année 2025. Ainsi, cela permet d’accomplir sa performance avec un taux de mise en œuvre des réformes de 63,1% en 2025. Cette évaluation a porté sur 145 réformes contre 132 en 2024. Au terme de la revue, des recommandations ont été formulées pour la mise en œuvre des cartes des réformes au programme des projets communautaires », a indiqué Abdoulaye Diop, président de la commission de l’Uémoa. Quant au ministre de l’Économie et des Finances, Aristide Médénou, il a réaffirmé l’adhésion totale du Bénin à l’intégration sous-régionale, insistant sur la nécessité de traduire les décisions de l’Union en actions concrètes pour la stabilité et la libre circulation. Il a souligné l’importance d’identifier les obstacles pour y apporter l’impulsion politique nécessaire. « La revue annuelle constitue un rendez-vous essentiel pour le processus d’intégration régionale. Elle offre à chaque État-membre l’occasion de mesurer, avec la commission, le chemin parcouru dans la transposition législative et règlement parlementaire et d’identifier en toute franchise les obstacles qui freinent encore notre marche commune vers un espace économique plus intégré, plus solidaire et plus prospère », a affirmé le ministre de l’économie et des finances dans ses propos liminaires. Il a ajouté que : « c’est le lieu pour nous, décideurs publics, de nous approprier la conclusion de la phase technique, d’arbitrer les points en suspens et de donner l’impulsion politique nécessaire à la levée des obstacles identifiés. C’est aussi le but d’affirmer avec force notre détermination collective à faire de l’Uemoa un espace où les décisions communautaires se traduisent dans chaque État-membre par des actes concrets au bénéficie de nos populations ». Pour rappel, du 5 au 12 novembre 2025, la Commission de l’Uemoa a procédé à la 11ème revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires dans les États membres. Cette phase technique a mis l’accent sur l’évaluation de 145 textes réglementaires et de 25 programmes d’intégration d’un montant global de 82 milliards de francs Cfa.
Sergino Lokossou




















