La Ligue Atlantique-Littoral de judo a officiellement rendu son verdict à l’issue de son championnat départemental, ouvrant ainsi les portes du rendez-up national aux meilleurs combattants de la région.
La compétition s’est achevée le dimanche 16 août 2026 après l’entrée en lice des catégories cadets, juniors et seniors. Lancé depuis le 12 août, ce rendez-vous sportif a réuni sur le tatami plusieurs générations de judokates et judokas venus décrocher leur qualification pour l’échéance nationale. La première partie des épreuves a mis en lumière les jeunes talents des catégories poussins, benjamins et minimes. Cette ouverture inédite aux plus jeunes constitue un choix stratégique pour les responsables de la Ligue. « Il s’agissait de la catégorie des poussins, des Benjamins et des Minimes. C’est pour une première fois. Cette année, précisément, on a voulu inclure les enfants pour leur faire plaisir », a expliqué Aurel Tayewo, président de la Ligue Atlantique-Littoral de judo. Les athlètes de moins de 14 ans ont ainsi livré de beaux duels sous les yeux de leurs proches venus assister aux affrontements. Outre les médailles obtenues sur le plan sportif, la Ligue a tenu à accompagner la jeunesse dans son parcours éducatif à l’approche de la rentrée des classes. Des fournitures scolaires ont été remises aux jeunes participants pour associer l’effort physique à l’épanouissement intellectuel. « Ce sont des enfants de moins de 14 ans. Ils se sont bien défendus sur le tapis, devant leurs parents, qui sont venus pour les soutenir et les encourager. Ils ont eu des fournitures scolaires vu que la rentrée approche. Ce sont des enfants, et pour impacter afin que cela reste graver dans leur mémoire, il fallait qu’ils repartent à la maison ragaillardis », a poursuivi le président Aurel Tayewo, avant d’ajouter : « Non seulement pour les soutenir, mais pour soutenir aussi les parents en leur donnant des médailles pour qu’ils retournent chez eux tout contents et tout joyeux. Cela leur permettra d’affûter leurs armes pour les prochaines fois ».
Du spectacle plein de techniques
Sur le tatami, l’intensité des combats a laissé place à des réactions contrastées chez les athlètes. Vainqueur de ses duels, Esther Zitti est revenue sur la gestion tactique de ses confrontations. « Je suis fière de moi parce que mon dernier combat n’a pas duré autant que les autres. Pour mon premier combat, l’adversaire n’avait pas la force dans les bras, donc je me suis dit, si je rentrais, il bonde, et puis je tournais, je mettais mon pied, elle allait partir. Et puis je l’ai fait, elle est tombée par terre, je l’ai immobilisée », a-t-elle détaillé, explicitant également la suite de son parcours. « Mon deuxième combat, elle était déséquilibrée vers l’arrière, puis elle s’est abaissée un peu. Donc, j’essayais de mettre mon pied pour projeter, et puis elle esquivait. J’ai entré une technique, et puis elle est tombée, et puis je l’ai immobilisée ». De son côté, Elias Yombo a tiré les enseignements d’un faux pas technique concédé face à son adversaire. « J’ai eu un mauvais déplacement, elle en a profité et m’a fait tomber. Mon prochain défi est de gagner un prochain coup », a confié la jeune judokate, déjà tourné vers ses futures échéances. Cette compétition départementale sert de tremplin sélectif en vue du grand rassemblement national de la discipline. Seuls les athlètes ayant atteint le sommet du classement représenteront les couleurs de la structure régionale. « Cette phase, comme on l’appelle, c’est une phase qualificative pour le championnat national. Ce sont les meilleurs, les premiers, les deuxièmes, les troisièmes, et si le jury le décide, les quatrièmes, qui vont représenter notre Ligue. On espère qu’ils vont revenir avec des médailles d’or, d’argent et de bronze pour la fierté de notre Ligue », a souhaité le président Aurel Tayewo.
K. B. S. (Coll)



















