Le gouvernement du président Romuald Wadagni franchit un nouveau cap dans sa politique sociale. Réuni en Conseil des ministres le 2 septembre 2026, l’Exécutif a autorisé les travaux de construction de 35 Centres intégrés économiques, sociaux et numériques dans 26 Communes. Une décision forte qui vise à rapprocher les services sociaux des populations, renforcer l’autonomisation des ménages vulnérables et moderniser la prise en charge des personnes en situation de fragilité.
Le social s’installe progressivement au cœur de l’action gouvernementale. Parmi les décisions fortes prises par le gouvernement du président Romuald Wadagni lors du Conseil des ministres du 2 septembre 2026 figure la construction de 35 Centres intégrés économiques, sociaux et numériques dans 26 Communes du pays. À travers cette initiative, l’ambition est d’améliorer l’accès des populations aux services essentiels tout en donnant aux ménages les plus vulnérables davantage de moyens pour se relever économiquement. La réalisation de ces infrastructures s’inscrit dans la mise en œuvre du Programme de Filets de protection sociale productifs. Celui-ci prévoit la mise aux normes des infrastructures existantes dédiées à la délivrance des services et prestations sociaux, mais aussi la construction de nouveaux centres afin d’élargir leur couverture territoriale. Au-delà de la proximité des services, ces centres devront contribuer à renforcer la capacité de production et l’autonomisation des ménages en situation d’extrême pauvreté ainsi que ceux affectés par des chocs covariants. Il est notamment prévu un accompagnement financier progressif destiné à favoriser le développement d’activités génératrices de revenus et, par conséquent, à renforcer la résilience économique des bénéficiaires.
Un guichet unique au service des plus vulnérables
L’un des enjeux majeurs de cette réforme réside dans la modernisation de l’environnement de prise en charge des vulnérabilités. Les Centres intégrés économiques, sociaux et numériques auront vocation à transformer les actuels Centres de promotion sociale en véritables guichets uniques de protection sociale. Ils regrouperont notamment les Guichets uniques de protection sociale (Gups), des agences de La Poste du Bénin ainsi que des Points numériques communautaires (Pnc). Cette organisation permettra aux populations d’accéder, dans un même environnement, à différents services et prestations, tout en favorisant un cadre convivial et adapté à certains besoins jusque-là insuffisamment couverts. Les 26 communes bénéficiaires sont Kandi, Banikoara, Natitingou, Matéri, Abomey-Calavi, Allada, Ouidah, Parakou, Nikki, Tchaourou, Dassa-Zoumè, Savalou, Aplahoué, Djakotomey, Bassila, Djougou, Cotonou, Houéyogbé, Lokossa, Adjohoun, Porto-Novo, Sèmè-Podji, Adja-Ouèrè, Pobè, Abomey et Bohicon. Cette répartition traduit une volonté d’étendre l’offre sociale au-delà des grands centres urbains et de rapprocher davantage l’administration et les services de protection sociale des citoyens.
Le social, nouvelle priorité affichée
Cette énième décision à portée sociale mérite d’être saluée. Elle intervient dans une dynamique où l’amélioration des conditions de vie des populations semble appelée à occuper une place de plus en plus importante dans l’action publique. En investissant dans des infrastructures capables de réunir services sociaux, accompagnement économique et outils numériques, le gouvernement entend agir non seulement sur l’urgence sociale, mais aussi sur les conditions d’une autonomie durable des ménages vulnérables. Le choix d’un accompagnement progressif vers les activités génératrices de revenus est, à cet égard, particulièrement significatif. Il ne s’agit plus seulement de soutenir les personnes fragiles, mais de leur donner les moyens de se relever et de participer pleinement à la dynamique économique nationale. À travers cette nouvelle initiative, le président Romuald Wadagni semble ainsi vouloir véritablement axer son septennat sur le social, en faisant de l’amélioration des conditions de vie des populations un marqueur de son action. La construction de ces 35 centres constitue, dans cette perspective, un investissement à la fois social, économique et numérique. Pour assurer la concrétisation du projet, le Conseil des ministres a autorisé la maîtrise d’ouvrage déléguée et instruit les ministres concernés de veiller à sa bonne exécution. Une étape importante vers la matérialisation d’un dispositif appelé à rapprocher davantage la protection sociale des populations et à donner un contenu concret à l’ambition sociale affichée par le nouvel exécutif.
Gabin Goubiyi

















