Le Bénin a pris une part active à la célébration de la flamme olympique des Jeux olympiques de la jeunesse (Joj) Dakar 2026. C’était le samedi 12 septembre 2026. Les centres Olympafrica de Bantè et de Dangbo ont servi de cadre à plusieurs manifestations sportives, éducatives et citoyennes destinées à promouvoir les valeurs de l’olympisme auprès des jeunes.
Allumée à Athènes deux jours plus tôt, la flamme des premiers Jeux olympiques de la jeunesse attribuée à l’Afrique a suscité un véritable engouement populaire au cœur du pays. Au Centre Olympafrica de Bantè, acteurs sportifs et habitants se sont rassemblés autour d’ateliers d’initiation et de démonstrations. L’infrastructure a accueilli des centaines de jeunes venus s’approprier les concepts d’amitié, de respect et d’excellence chers au mouvement olympique. Félix Ayéla, directeur de cette structure communale, précise la portée pédagogique de cette démarche. « Cette flamme olympique est avant tout un symbole d’espoir, d’unité et de rassemblement. Nous sommes très heureux de pouvoir vivre ce moment à Bantè et surtout de permettre à nos jeunes de s’approprier les valeurs de l’olympisme. À travers Dakar 2026, nous voulons leur dire qu’ils peuvent rêver grand, travailler avec détermination et croire en leurs capacités », confie le responsable. Poursuivant, il ajoute que « le sport n’est pas seulement une compétition. C’est aussi une école de discipline, de respect, de persévérance et de solidarité. Notre ambition est de continuer à offrir aux jeunes de Bantè un cadre où ils peuvent pratiquer, apprendre et s’épanouir à travers le sport ».
Des terrains de jeux aux actions éco-citoyennes à Dangbo
Simultanément dans la vallée de meurtre, le Centre Olympafrica de Dangbo proposait une programmation omnisports complétée par des initiatives citoyennes. Les participants se sont mesurés dans plusieurs disciplines, notamment le basketball, le beach-volley, le beach tennis, le football, le handball et le rugby. L’événement s’est distingué par la présence des membres du Comité exécutif du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Ben). Pour joindre l’utile à l’agréable, des kits de fournitures scolaires ainsi que des attestations ont été attribués aux pratiquants. Le président de l’instance olympique souligne l’orientation donnée à ce rassemblement. « À travers cette célébration, nous voulons rappeler que l’Olympisme ne se limite pas à la compétition. Il porte également des valeurs de paix, d’amitié, de respect et de solidarité. Notre responsabilité est de transmettre ces valeurs à la jeunesse béninoise et de lui permettre de comprendre qu’elle peut contribuer, à travers le sport, à construire une société plus fraternelle », indique-t-il. Aussi a-t-il confié que « Nous sommes convaincus que le développement du jeune ne peut pas être pensé uniquement à travers la performance sportive. L’éducation, la formation et l’apprentissage des valeurs doivent accompagner la pratique. C’est cette approche globale que nous souhaitons promouvoir à travers les initiatives du mouvement olympique ».
Une empreinte citoyenne laissée
La journée à Dangbo s’est achevée par une salubrité collective des espaces de jeu. Une manière concrète d’associer la préservation de l’environnement au message sportif. Le directeur du centre de Dangbo explicite cette vision intégrée. « L’objectif est de faire du Centre Olympafrica un véritable espace d’épanouissement pour les jeunes. Nous voulons leur permettre de découvrir différentes disciplines, de développer leurs aptitudes, mais aussi d’apprendre les valeurs essentielles que sont le respect, la discipline, l’esprit d’équipe et la persévérance », déclare-t-il. Également, il indique qu’au sujet des travaux d’assainissement, cette célébration laisse une empreinte citoyenne. « Nettoyer notre environnement, prendre soin de notre centre et apprendre aux jeunes à protéger leur cadre de vie font partie des messages que nous souhaitons leur transmettre », a-t-il expliqué. À travers ces deux étapes d’envergure, le sport béninois pose ainsi les jalons d’une adhésion populaire continue jusqu’au coup d’envoi des compétitions à Dakar.
Karol B. Sékou (Coll)



















