(La déconstruction des normes sociales s’impose)
Au cours de l’initiative « Déclic Féminin » organisée par Fegad Ong le samedi 26 septembre 2026, la panéliste Samirath Kouchélé a plaidé pour une prise de conscience collective face aux freins sociaux qui entravent le leadership et le développement personnel des femmes.
L’épanouissement féminin nécessite une remise en question des schémas traditionnels inculqués dès le plus jeune âge. Reposant sur des normes culturelles et institutionnelles transmises au fil des générations, les obstacles rencontrés par les femmes trouvent leur origine dans la structure même de la société. Lors de son intervention au forum « Déclic Féminin », Samirath Kouchélé a insisté sur l’urgence d’engager une introspection individuelle et collective afin de déconstruire ces entraves sociologiques. Pour l’intervenante, la réappropriation par la femme de sa propre valeur constitue le socle de toute émancipation durable. « Une femme qui reconnaît ses compétences, son histoire et sa valeur avance avec clarté », a-t-elle affirmé devant un parterre de participants. Elle a souligné que cette démarche d’introspection exige la mise en place d’espaces de parole authentiques, d’écoute et de temps, indispensables pour libérer les potentialités individuelles. La levée des blocages passe également par une identification claire des défis quotidiens. Le manque de confiance en soi, la lourdeur de la charge mentale et domestique, la pression du regard social ainsi que le faible accès aux instances de décision représentent des réalités tangibles. « Nommer les freins permet de les dépasser », a soutenu Samirath Kouchélé, invitant à transformer ces problématiques individuelles en enjeux communautaires globaux. L’implication des femmes dans la gouvernance et le tissu associatif génère des retombées directes sur le développement local. Qu’il s’agisse de diriger une organisation ou d’assumer des responsabilités politiques, leur participation apporte des solutions concrètes, adaptées aux réalités du terrain. Cette dynamique d’inclusion sociale interpelle l’ensemble des acteurs, des familles appelées à soutenir les filles, aux institutions devant ouvrir les espaces de décision, en passant par l’engagement des hommes aux côtés de leurs paires.
Karol B. Sékou (Coll)

















