Dans le cadre des sessions communales de vulgarisation des mesures sociales du gouvernement dans les départements du Zou et des Collines, la ministre conseillère à la Santé, Rosine Dagniho, a appelé les populations et les acteurs communautaires à mieux comprendre le dispositif de prise en charge des urgences vitales, notamment la nécessité de régulariser les frais dus après les soins. Une démarche de proximité engagée le mercredi 30 septembre 2026 va prendre fin au mois au d’octobre 2026 dans plusieurs communes du Zou. Elle est accompagnée pour la circonstance des ministres conseillers Ayibatin Jonas Hantan, Mariam Djaouga et Nicaise K Fagnon.
Ces sessions, organisées dans le prolongement de la campagne nationale de vulgarisation des mesures sociales, visent à rapprocher l’information des populations. À Abomey, Agbangnizoun, Bohicon, Djidja, Za-Kpota et Zogbodomey, les relais communautaires, agents de santé communautaire qualifiés, leaders locaux et représentants des communautés sont mobilisés pour mieux expliquer les mesures sociales du gouvernement et contribuer à leur appropriation. Prenant la parole, la ministre conseillère à la Santé, Rosine Dagniho, a rappelé le principe fondamental du dispositif consacré aux urgences vitales, « on soigne d’abord et on régularise ensuite ». Lorsqu’une vie est immédiatement menacée, l’urgence est de stabiliser le patient et de lui prodiguer les soins nécessaires, sans que l’absence de paiement préalable ne retarde l’intervention médicale.
Sensibiliser pour améliorer le recouvrement
Au-delà de la prise en charge immédiate, Rosine Dagniho a insisté sur un autre volet essentiel du dispositif, la régularisation des frais dus après les soins. « La prise en charge immédiate ne signifie pas la suppression des frais engagés », a-t-elle expliqué, invitant les bénéficiaires à respecter les procédures prévues une fois l’urgence maîtrisée. Cette régularisation constitue, selon les responsables du dispositif, un enjeu important pour la pérennité des structures sanitaires. Les ressources mobilisées pour les médicaments, les consommables, les équipements et les autres prestations doivent en effet pouvoir être reconstituées afin de maintenir la capacité des formations sanitaires à répondre à de nouvelles urgences. Le préfet du Zou, Laurent Zomaï, a également insisté sur la nécessité d’une communication de proximité. Les relais communautaires sont appelés à porter une information claire jusque dans les ménages, afin d’éviter les incompréhensions et les informations erronées.
À travers ces sessions, Rosine Dagniho et ses homologues entendent ainsi renforcer le dialogue entre populations, communautés et structures sanitaires. L’objectif est double, faire connaître les droits des bénéficiaires face aux urgences vitales et rappeler les responsabilités qui accompagnent ces droits. Pour la ministre conseillère à la santé, la réussite de la mesure passe par une information fiable, une application transparente et la participation de tous les acteurs.


















