( Des mesures de sa réhabilitation en gestation )
Depuis plusieurs années, la voie inter-Etats Frontière Kraké-Sème-Carrefour dans la commune de Sèmè-Podji, non électrifiée, est encore dans un état de dégradation très avancée. L’insécurité et les accidents sont le lot quotidien des populations, mettant ainsi en danger la circulation des personnes et des biens. Toutefois, les investigations menées ont également permis de savoir qu’il y a un projet de réhabilitation de cette route.
Sur la voie inter-Etats Frontière Kraké-Sème-Carrefour, il y a deux problèmes majeurs. Il s'agit de sa dégradation totale et sa non-électrification qui défraient la chronique avec à la clé l'insécurité et les accidents récurrents qui s'y produisent. En effet, de Sèmè-Carrefour jusqu'à l'entrée du Poste de contrôle juxtaposé ( Pcj ) conduit par la Cédéao, les abords de la voie bitumée sont fondus, créant de grands trous qui font renverser les véhicules surtout les camions gros-porteurs. Par endroits, une bonne partie de cette route est dégradée, occasionnant des ennuis aux usagers et aux riverains qui crient quotidiennement au secours pour être sauvés du désarroi. << Cette voie est en mauvais état. Contrairement à nous béninois, nos collègues conducteurs de véhicules étrangers y font régulièrement beaucoup d'accidents. La fois dernière, c'est un camion qui s'est renversé dans un grand trou au bord de cette voie. Seul le gouvernement peut nous sauver, car nous n'avons aucune solution. Nous continuons d'appeler à l'aide.....>>, déplore Alexis conducteur de camion à la frontière Sèmè-Kraké à l'instar de plusieurs autres. << Ces trous font l'objet de plusieurs accidents. Nous sommes en insécurité.....>>, crie une commerçante d'huile à moteur à Kraké. Pour mieux comprendre la situation, le président des transitaires de Sèmè-Kraké et du comité de gestion provisoire du Pcj, Claude Kpakpo, a été approché. << Nous avons aussi constaté la dégradation de cette voie inter-Etats Frontière Kraké-Sème-Carrefour. C'est déplorable. Ces trous que vous voyez créent assez d'accidents graves. Des camions y tombent presque quotidiennement. Nous alertons régulièrement les autorités pour que le problème soit réglé. On est même allé vers certaines personnalités qui nous ont signalé qu'elles ne sont pas compétentes pour le faire. Conduite depuis 1977, cette voie inter-Etats est aujourd'hui gérée par la Cédéao. Notre souhait pour le moment, c'est de corriger la situation pour que les accidents cessent. Plus grave, ce sont des conducteurs étrangers, non informés de sa dégradation avancée, qui font régulièrement des accidents à cause de ces grands trous. Je souhaite qu'on ajuste les parties dégradées, afin d'éviter de nouveaux accidents, même si l'on sait que la Cedéao a déjà planifié la réhabilitation de cette route......>>, a-t-il déclaré.
En dehors de sa dégradation avancée, la voie inter-Etats Frontière Kraké-Sème-Carrefour est face au défi de son électrification. Sur tout cet axe routier, aucun lampadaire ne fonctionne. La nuit, c'est l'obscurité totale du carrefour-Sèmè jusqu'au Poste de contrôle juxtaposé entre le Bénin et le Nigéria. Selon les populations, les actes de vandalisme se multiplient en raison de ce problème. << Il y a l'insécurité permanente caractérisée par des attaques des hors-la-loi qui cambriolent les camions, parce qu'il n'y a pas d'électricité du carrefour-Sèmè jusqu'à la frontière Sèmè-Kraké. Je demande humblement aux autorités de nous aider.....>>, a plaidé Claude Kpakpo à l'instar de plusieurs usagers de cette route qui appellent au secours.
Plan de réhabilitation en cours
Les autorités, à divers niveaux, ont-elles abandonné la voie inter-Etats Frontière Kraké-Sème-Carrefour dans son état de délabrement avancé ? Les investigations menées par le reporter de Le Matinal ont montré qu'il y a un plan stratégique de réhabilitation de cette route. Le gouvernement béninois, en collaboration étroite avec la Cédéao, y travaille en conséquence, afin que ce tronçon important pour le trafic entre le Bénin et le Nigéria retrouve ses lettres de noblesse .D'ailleurs, un atelier aurait été déjà organisé à Cotonou à cet effet. Contacté, le maire de Sèmè-Podji, Thomas Singbo, a rassuré les uns et les autres des mesures en voie d'être prises pour corriger la situation. << Le problème est déjà posé. La direction départementale des infrastructures le connaît et est en train de travailler à ce sujet. Pour ce qui concerne l'éclairage, vous aurez dû constater que les anciens lampadaires sont en train d'être enlevés. Cela annonce que quelque chose va se passer.....>>, s'est réjouie l'autorité communale. De son côté, le directeur départemental de l'Ouémé du Cadre de vie et des transports, Célestin Azonhoumon, a confirmé les propos du maire Thomas Singbo. Selon ses dires, l'information est remontée à qui de droit. Dans les coulisses, on apprend que c'est la Société des infrastructures routières et de l'aménagement du territoire ( Sirat ) qui est habilitée à faire ces genres de travaux. Pour le moment, des solutions sont en cours pour sortir cette voie de son état de délabrement. De leur côté, les populations attendent le début des travaux avec ferveur.
Jules Yaovi Maoussi ( Bureau régional Ouémé/Plateau )


















