Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, Édouard Loko, a accordé une audience le vendredi 2 octobre 2026 à Cotonou au président de la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh), Aboubakar Imorou. L’examen des recommandations du rapport 2022-2024 de la Cbdh et le renforcement des garanties liées à l’exercice du métier de journaliste ont constitué le fil conducteur des discussions.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre du suivi des recommandations de l’organe étatique de défense des droits humains. Reçu au siège de la Haac, Aboubakar Imorou est venu plaider pour une prise en compte accrue des enjeux de liberté d’expression et de protection des professionnels des médias. Pour le président de la Cbdh, l’institution de régulation joue un rôle capital dans l’assainissement et la sérénité du paysage médiatique national. « Nous avons demandé à rencontrer le président de la Haac pour échanger sur un certain nombre de questions en lien avec les droits humains. La Haac est la structure qui gère la liberté de presse et tout ce qui concerne la presse. Au niveau de la Commission béninoise des droits de l’homme, il y a un certain nombre de requêtes en lien à ces questions-là », a expliqué Aboubakar Imorou à sa sortie d’audience. Le document remis à la régulation s’appuie sur l’état des lieux dressé par la Cbdh au cours des trois dernières années. Les propositions formulées visent à harmoniser la régulation des médias avec les exigences internationales de défense des droits fondamentaux, évitant ainsi d’éventuelles tensions préjudiciables à la réputation du pays. « Dans nos recommandations sur l’état des droits humains 2022-2024, nous avons fait un certain nombre de recommandations à la Haac en lien avec les préoccupations. Nous sommes venus justement pour voir ensemble comment la Haac et la Cbdh peuvent travailler à créer un environnement plus apaisé autour de la liberté de presse », a poursuivi le responsable de la commission.
La Haac réceptive
Face à ces propositions, l’instance de régulation présidée par Édouard Loko s’est montrée réceptive aux suggestions transmises par l’institution nationale des droits humains. « Le président a bien accueilli la démarche et nous a promis que les recommandations que nous avons faites, ils vont essayer de voir dans quelle mesure travailler à les prendre en compte, parce qu’il y va de l’image de notre pays. Quand, à l’international un certain nombre de choses se disent et que vous êtes obligé de courir pour rattraper, ce n’est pas toujours bien. Il faut plutôt travailler en amont de façon à avoir un environnement plus apaisé et plus consensuel sur un certain nombre de questions », a soutenu le président de la Cbdh. Les deux institutions prévoient de maintenir ce canal d’échange permanent pour concrétiser ces engagements et consolider le dialogue autour des enjeux de la presse au Bénin.
Karol B. Sékou (Coll)


















