À Tchi-Ahomadégbé, dans la commune de Lalo, les populations riveraines du fleuve Couffo sont préoccupées par l’évolution du niveau des eaux. Une importante montée observée ces derniers jours ravive les inquiétudes dans cette localité où les populations vivent au rythme du fleuve. Les habitants appellent à une surveillance accrue et à des mesures préventives.
L’inquiétude monte à Tchi-Ahomadégbé. Dans cette localité de la commune de Lalo, les populations riveraines du fleuve Couffo suivent avec une attention particulière l’évolution du niveau des eaux. Depuis quelques jours, le comportement du cours d’eau suscite des préoccupations parmi les habitants. Selon plusieurs témoignages recueillis auprès des populations, le niveau des eaux était particulièrement élevé il y a environ quatre jours. Une situation qui, expliquent-elles, a été suffisamment importante pour attirer l’attention des riverains. « Il y a quatre jours passés, les eaux étaient montées énormément », rapportent des habitants, qui restent désormais attentifs à toute nouvelle variation du niveau du fleuve. Cette montée des eaux intervient dans une zone où le fleuve constitue un élément important du quotidien des populations. La proximité du cours d’eau fait que toute variation importante de son niveau est rapidement perceptible et peut susciter des inquiétudes quant aux conséquences éventuelles sur les activités et les déplacements.
Une alerte lancée par les populations
Pour les habitants de Tchi-Ahomadégbé, l’objectif de l’alerte lancée n’est pas de créer la panique, mais d’attirer l’attention sur une situation qui mérite, selon eux, une surveillance particulière. Les populations souhaitent notamment que l’évolution du niveau du Couffo soit suivie de manière régulière afin de pouvoir anticiper une éventuelle nouvelle montée des eaux. Dans les zones riveraines, l’anticipation constitue en effet un élément important de la prévention. Une hausse du niveau d’un cours d’eau peut, selon son ampleur et sa durée, affecter progressivement les voies d’accès, les activités agricoles, les zones d’habitation ou encore les déplacements des populations. À Tchi-Ahomadégbé, les habitants préfèrent donc prévenir plutôt que d’attendre une éventuelle aggravation de la situation.
La crainte d’une nouvelle montée
Si le niveau des eaux a pu évoluer depuis la forte montée observée il y a quelques jours, les populations restent néanmoins prudentes. Leur principale préoccupation est de savoir comment le fleuve va se comporter dans les prochains jours. Une nouvelle hausse pourrait accentuer la pression sur les zones situées à proximité du cours d’eau. D’où l’importance, selon les riverains, d’une observation régulière de la situation et d’une information rapide des populations en cas de risque. Les habitants souhaitent également que les responsables locaux et les services techniques compétents puissent se rendre sur le terrain afin de constater eux-mêmes la situation. La montée des eaux constitue également une préoccupation pour les activités quotidiennes des populations riveraines. Dans les localités proches du Couffo, une partie des habitants dépend directement ou indirectement des activités agricoles et des ressources liées à leur environnement. Une évolution importante du niveau des eaux peut ainsi perturber certaines activités et compliquer l’accès à des espaces habituellement fréquentés. Pour les populations de Tchi-Ahomadégbé, la question n’est donc pas uniquement liée au niveau du fleuve. Elle concerne également la sécurité des personnes, la préservation des biens et la continuité des activités économiques locales.
Même en l’absence, à ce stade, d’un bilan précis faisant état de dégâts matériels ou humains, les habitants estiment qu’une vigilance particulière s’impose.
Appel à la vigilance
Face à cette situation, les populations invitent leurs voisins à faire preuve de prudence, notamment aux abords immédiats du fleuve. Elles souhaitent également que les personnes qui fréquentent régulièrement les berges restent attentives à toute évolution inhabituelle du niveau des eaux. L’appel porte aussi sur la nécessité de signaler rapidement toute situation préoccupante afin de permettre aux autorités compétentes de réagir à temps. Pour les habitants, la prévention doit commencer avant que la situation ne devienne critique.
Les autorités attendues sur le terrain
L’alerte des populations de Tchi-Ahomadégbé interpelle également les autorités locales et les services techniques chargés du suivi des risques liés aux eaux. Une descente sur le terrain permettrait notamment de mieux apprécier la situation, de vérifier l’évolution du niveau du Couffo et d’identifier les éventuelles zones exposées. Les populations souhaitent surtout disposer d’informations fiables sur la situation et connaître les éventuelles dispositions préventives à prendre. Elles espèrent également que les mécanismes d’alerte pourront être activés rapidement si le niveau du fleuve venait à augmenter de nouveau. La montée des eaux observée à Tchi-Ahomadégbé rappelle la vulnérabilité des populations installées à proximité des cours d’eau. Dans ces zones, les variations du niveau des eaux nécessitent une attention constante, particulièrement lorsque les populations commencent à constater des changements importants. Pour les habitants de Tchi-Ahomadégbé, le message est donc clair : il faut surveiller le Couffo et anticiper toute éventuelle aggravation de la situation. L’alerte lancée par les populations devra désormais être suivie d’une évaluation de terrain permettant de disposer d’informations précises sur le niveau actuel du fleuve, les zones potentiellement exposées et les mesures de prévention à envisager. En attendant, la vigilance reste de mise à Tchi-Ahomadégbé. Les populations continuent d’observer attentivement le fleuve Couffo, avec l’espoir que la situation reste sous contrôle et qu’aucune conséquence majeure ne soit enregistrée. De Tchi-Ahomadégbé à l’ensemble des zones riveraines du Couffo, le mot d’ordre demeure la prudence, la vigilance et l’anticipation.
Jean-Eudes Chicha
(Br Mono-Couffo)


















