Cent seize Béninois, dont 22 femmes, ont regagné leur pays en septembre 2026 après un séjour au Niger. Selon le quotidien de service public La Nation, qui rapporte l’annonce faite le 9 octobre par l’Organisation internationale pour les migrations (Oim), cette opération a bénéficié de l’appui des autorités béninoises et du soutien de l’Union européenne.
Ce retour s’inscrit dans le cadre du Programme d’assistance au retour volontaire et à la réintégration (Avrr), mis en œuvre par l’Oim. Le dispositif prévoit un accompagnement destiné à aider les migrants à retrouver leurs repères dans leurs communautés d’origine et à reprendre progressivement leurs activités. Pour ces personnes, le retour ne marque donc pas la fin du parcours. Il leur faut retrouver leurs proches, reconstruire leurs moyens de subsistance et, si possible, reprendre une activité génératrice de revenus. Le Bénin avait déjà accueilli 250 ressortissants en provenance d’Algérie entre le 3 et le 10 septembre 2026. Parmi eux figuraient 20 femmes. Leur arrivée à Cotonou s’était déroulée en trois vols, organisés les 3, 8 et 10 septembre. Dans ses informations sur ces opérations, La Nation souligne la poursuite des efforts d’assistance aux Béninois désireux de rentrer au pays. Le programme de l’Oim vise à organiser ces retours dans des conditions sûres et à faciliter la réinstallation des personnes concernées. Le Niger constitue une étape importante sur les routes migratoires d’Afrique de l’Ouest. De nombreux ressortissants de la sous-région y transitent dans l’espoir de rejoindre l’Afrique du Nord et, pour certains, l’Europe. Le pays accueille également des migrants expulsés d’Algérie. En avril 2025, plus de 6 000 migrants refoulés d’Algérie auraient trouvé refuge à Assamaka, dans la région d’Agadez, selon le gouverneur de cette région. Dans ce contexte, le programme Mprr-Ssa, soutenu par l’Union européenne, contribue aux efforts de retour volontaire et de réintégration. Pour les 116 Béninois revenus du Niger, la prochaine étape consiste à reprendre pied dans leurs communautés et à reconstruire leur vie au pays.
L.A.
















