Les responsables de l’Organisation non gouvernementale (Ong) internationale Weworld, ont procédé, le mardi 31 mai dernier, au lancement officiel du projet Weschool3. Présidée par le maire de Dassa-Zoumè, Nicaise Kotchami Fagnon, la cérémonie a eu pour cadre la ville de Bohicon.
Après le succès éclatant des deux précédentes phases, les responsables de Weworld ont pensé à la pérennisation des acquis. Ainsi ils ont mis en place le projet Weschool3. En effet, retraçant l’historique de ce projet qui célèbre sa troisième phase, Sarè Dafasawa, chef de projet Weschool3 de l’Ong Weworld a raconté que le projet a été mis en place suite aux besoins exprimés par les acteurs de l’éducation. C’est-à-dire les problèmes de l’école identités par l’évaluation du système béninois post 2015 à savoir le manque d’enseignants qualifiés, de matériels pédagogiques, d’infrastructures scolaires et le faible niveau des apprenants. Ainsi, lors de la mise en œuvre du projet Weschool1, l’accent a été mis sur la distribution du matériel pédagogique et ludique, la formation des enseignants sur les programmes en vigueur, le recrutement d’enseignants communautaires là où il en manque, le renforcement de capacités des enseignants sur l’intégration du jeu dans l’apprentissage, parce que «les enfants apprennent mieux en jouant. C’est aussi une mesure alternative au châtiment corporel. Puisque nous sommes dans la promotion des droits des enfants, il fallait éviter que les enseignants fassent recours à la chicotte», a expliqué le chef de projet. A l’évaluation, les acteurs ont applaudi les résultats satisfaisants obtenus puisque les activités exécutées sont en lien avec les objectifs du Gouvernement et intègrent les préoccupations des populations. Cependant, ils ont déploré le faite que Weschool1 n’ait pas prévu dans son agenda le maintien des enfants à l’école. Ce critique formulé a motivé la mise en place de weschool2 qui, en plus des bonnes pratiques de weschool1, a pris en compte l’amélioration des conditions de vie des femmes, surtout afin qu’elles contribuent à l’éducation de leurs enfants. Ensuite, le volet institutionnel, parce qu’il leur a été reproché de ne pas avoir un ancrage institutionnel. A ce titre, un lourd investissement est consacré à l’appui aux groupements de femmes. « Ce qui leur a permis de participer activement aux actions de développement de leur localité ». A en croire les confidences de Sarè Dafasawa, le projet a révélé que l’on peut faire des femmes de vraies actrices de développement. C’était donc un satisfecit général à l’évaluation de weschool2. A cette étape où les bases pour une offre éducationnelle de qualité sont en place, la pérennisation des acquis est devenue une préoccupation majeure pour les acteurs. « Tout ce que nous faisons a été bien apprécié. Mais comment cela va se poursuivre après le retrait de l’Ong ? » Cette inquiétude des acteurs est résolue par le projet Weschool3 qui jusqu’en décembre 2023 travaillera dans ce sens. «Toutes ces préoccupations ajoutées aux bonnes pratiques et la volonté de Weworld de s’engager dans le domaine de la protection cette fois-ci ont motivé la mise en place de weschool3 », a précisé Sarè Dafasawa. Les femmes seront aussi sur la gestion financière et comptable en vue de les accompagner à se formaliser pour leur autonomisation. Les conseillers pédagogiques et les Chefs de région pédagogique seront responsabilisés afin de poursuivre la formation des enseignants sur l’intégration du jeu dans l’apprentissage. Ce n’est qu’après l’Ong pourra progressivement se retirer suite à une étude d’impact.
De la promotion des droits à la protection des enfants
Pour joindre l’utile à l’agréable, weschool3 compte s’investir dans la protection de l’enfant. Les enseignants seront formés à cet effet, et un mécanisme sera mis en place pour permettre de référer des cas de violences faites aux enfants et tous les cas de violation des droits de l’enfant. Tous les acteurs intervenants dans le domaine de la protection des droits des enfants seront mis à contribution pour évaluer ensemble la situation dans les départements du Zou et des Collines et voir comment actionner ces mécanismes en vue de pouvoir assurer la protection au niveau scolaire et communautaire. Huit Communes sont bénéficiaires du programme. Six dans le Zou et deux dans les Collines. Bertado Chidra, assistante du représentant pays Weworld s’est réjouie des avancées obtenues tout en reconnaissant les défis qui restent à relever. Théophile Hounmakpo Datondé, Directeur de l’Epp Ouémè dans l’arrondissement de Paouian, bénéficiaire du projet a salué les efforts de Weworld qui, pour lui, ont permis la scolarisation massive des enfants à Paouian. En procédant au lancement du projet, le maire de Dassa-Zoumè, Nicaise Kotchami Fagnon, a souhaité que la communauté soit fortement impliquée.
















