La problématique de l’enseignement en français en contexte plurilingue en Afrique francophone subsaharienne est au cœur d’un Colloque international qui s’est ouvert hier, jeudi 07 juillet 2022, à l’Université d’Abomey-Calavi. La rencontre a réuni des experts venus de plusieurs pays africains ayant en partage l’enseignement en français.
La question de la qualité de l’enseignement reste une préoccupation majeure dans un contexte de plurilinguisme où de profondes réformes s’opèrent dans les systèmes éducatifs en Afrique francophone subsaharienne. Cette question intéresse fondamentalement les pratiques didactiques mais aussi les curricula et les politiques éducatives, ainsi que les pratiques sociales afférentes aux langues dans les sociétés plurilingues qui choisissent le français comme langue principale d’enseignement. C’est du moins ce qu’a indiqué Estelle Dagaut, attachée de coopération pour le français à l’Ambassade de France près le Bénin à l’ouverture de ce colloque international qui porte sur « L’enseignement en français en contexte plurilingue en Afrique francophone subsaharienne ». A l’en croire, au regard de la poussée démographique, les pays africains francophones doivent faire face à de nombreux défis portant sur l’arrimage des langues nationales au français et ce, en raison du fait que la langue de la scolarisation joue un rôle important dans l’acquisition des compétences scolaires par les élèves. « L’importance de l’enseignement du français n’est plus à démontrer et il est nécessaire qu’on y accorde une attention particulière », a indiqué pour sa part, Bernard Fangnon, directeur de l’Ecole normale supérieure de Porto-Novo. Procédant à l’ouverture des travaux, le vice-recteur chargé des affaires académiques de l’Université d’Abomey-Calavi, Patrick Yelindo Houessou, s’est particulièrement réjoui du choix porté sur le Bénin pour abriter ce colloque. Pour lui, « il est primordial d’arrimer l’usage de la langue officielle à celui des langues nationales pour relever les défis liés au développement ». Ce colloque international qui va durer trois jours, sera pour les participants venus du Burkina Faso, du Cameroun, du Congo, de la Rdc, de la Côte d’Ivoire, de la France, du Gabon, du Niger, du Tchad, du Nigéria et du Bénin, l’occasion de partager les recherches éclairant la problématique de l’enseignement en français en contexte plurilingue en Afrique francophone subsaharienne.
Gabin Goubiyi

















