mercredi, 7 octobre 2026
  • S’abonner
  • Lire le journal
  • Connexion
  • S'inscrire
Chariot / 0 CFA

Votre panier est vide.

LE MATINAL
  • À la UNE
  • Société
  • Politique
  • Sports
  • Culture
  • Santé
  • Economie
  • Inter
  • Avis et communiqués
Pas de résultat
Afficher tous les résultats
LE MATINAL
  • À la UNE
  • Société
  • Politique
  • Sports
  • Culture
  • Santé
  • Economie
  • Inter
  • Avis et communiqués
Pas de résultat
Afficher tous les résultats
LE MATINAL
Pas de résultat
Afficher tous les résultats
Accueil Politique

Système partisan au Bénin : Une réforme à l’épreuve du temps et de la ruse politique

La Rédaction par La Rédaction
24 août 2022
dans Politique
Durée de lecture : 7 mins de lecture
0 0
0
0
PARTAGES
458
VUES
Partage FacebookPartage TwitterPartage WhatsApp
Pub KDK Pub KDK Pub KDK

La Constitution du 11 décembre 1990 a consacré le multipartisme intégral au rang des principes cardinaux de la démocratie. Cela a donné lieu à une floraison de partis politiques sur l’échiquier politique entre 1990 et 2016. Cette prolifération de « clubs électoraux » a nécessité une cure de réforme qui est intervenue à l’avènement du président Patrice Talon. Une réforme dont le principe, bien qu’ayant requis l’assentiment de toute la classe politique, s’est heurtée à la sauvegarde des intérêts et induit une redistribution des cartes dans le landerneau politique.

ESPACE PUBLITAIRE ESPACE PUBLITAIRE ESPACE PUBLITAIRE

La conférence nationale des forces vives de février 1990 a résolument sonné le glas du parti unique. Du coup, la liberté d’expression a été proclamée pour permettre à la démocratie à laquelle, les conférenciers ont désormais adhéré, de prendre tous ses droits. Du coup, la boîte de pandore a été ouverte au plan politique avec la création tous azimuts de partis politiques qui naissaient dans chaque région du pays, comme des champignons. On dénombrait au minimum 250 partis politiques régulièrement enregistrés en 2016 au Ministère de l’intérieur. Parmi cette kyrielle de formations politiques, l’on pouvait aisément distinguer seulement une vingtaine qui, à l’aune des différentes compétitions électorales, sont parvenues, à faire élire leurs candidats. A quoi servaient alors, les autres formations politiques qui font office de figurants dans l’arène politique ? Doit-on créer une formation politique pour le plaisir ? Quelle a été la contribution au développement de cette pléthore de partis politiques depuis l’avènement du renouveau démocratique ? Autant de questions que commencent à se poser les observateurs de la scène politique. Ces différentes interrogations ont relancé le débat sur le but d’une formation politique qui n’est que d’animer la vie politique du pays et d’œuvrer à conquérir et exercer le pouvoir d’Etat ? Les partis régionaux et clubs électoraux, créés par affinités ou par simple manigance politique s’inscrivaient-ils dans cette logique ? A la croisée des chemins, la réponse est apparue négative. La quasi-totalité de la classe politique s’est accordée sur la nécessité de recadrer les choses et de changer de paradigmes, d’où la nécessité d’opérer une réforme, pour redistribuer les cartes et mieux inscrire les formations politiques dans leur réelle mission d’animation de la vie politique, de conquête et d’exercice du pouvoir d’Etat.

 Talon donne le ton

Pub ESEC Pub ESEC Pub ESEC

 Même s’il en a fait l’une des priorités de son action au plan politique, la question de la réforme du système partisan est bien antérieure à l’avènement au pouvoir du chantre du Nouveau départ. Certaines personnalités politiques avaient évoqué le débat avant lui. On retient particulièrement le cas de Me Adrien Houngbédji qui, lors de son discours d’investiture le 15 juin 2015, a insisté sur « l’impérieuse nécessité d’une réforme approfondie du système partisan béninois » afin de réduire le nombre de partis politiques, d’instaurer plus de démocratie en leur sein, de les amener à se bâtir autour de projets de société etc. Autrement dit, Patrice Talon n’a pas innové en la matière, ses prédécesseurs ayant suscité le débat avant lui. Le mérite qu’il sied de reconnaître à Patrice Talon est d’avoir, au-delà du discours politique, franchi le rubicond pour donner corps à ce qui lui paraissait primordial pour un assainissement conséquent du paysage politique. Dans son discours d’investiture le 6 avril 2016, il a également jugé utile de « souligner avec force, que l’enracinement démocratique du Bénin est largement tributaire du système partisan qui est celui des Béninois et des valeurs qu’ensemble nous envisageons de promouvoir ». C’est donc tout naturellement que dès sa prise de pouvoir, le Chef de l’Etat a mis sur pied une Commission ad hoc en charge des réformes politiques et de la révision de la Constitution. Les travaux de cette commission vont aboutir à l’adoption à la quasi-unanimité des députés (seul le député Eric Houndété a voté abstention), le 26 juillet 2018, de la loi modificative de la Charte des partis politiques.

 Des innovations salutaires mais…

 Le texte est composé de 70 articles répartis en huit titres et vient remplacer la loi n°2011-21 du 21 février 2013 relative au même intitulé. Il a été adopté à l’unanimité des députés présents et représentés moins une abstention. C’est une proposition de loi initiée par le député de la majorité présidentielle à l’époque, actuel président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou et certains de ses collègues. L’initiative vise à actualiser la Charte des partis politiques en vigueur afin de favoriser la recomposition des forces politiques. En d’autres termes, l’avènement de cette loi vient sonner le glas de la pléthore de partis politiques surtout des micro-partis qui sortent de terre comme des champignons surtout à la veille des élections. Elle comporte plusieurs innovations.

En effet, la nouvelle loi exige au moins quinze membres fondateurs par Commune avant la création d’un parti politique. Ce qui donne 1155 membres fondateurs sur l’ensemble du territoire national contre 120 militants aux termes de la Charte actuellement en vigueur qui exige dix personnes par département. Cette disposition témoigne clairement de la volonté du législateur de mettre fin à la pagaille et de nettoyer l’écurie d’Augias pour un système partisan fort, efficace et crédible et qui rehausse la démocratie béninoise, saluent plusieurs députés du Bloc de la majorité parlementaire.           

Outre la question de l’émiettement des partis politiques, le texte règle également le problème du financement public des formations politiques. La gestion est confiée à la Commission électorale nationale autonome (Céna) qui se retrouve avec de nouvelles attributions. Selon le texte, seuls les partis politiques ayant obtenu, lors des élections législatives précédant l’exercice au cours duquel le financement est acquis pour la durée de la Législature, un nombre de députés correspondant à un cinquième (1/5) du nombre de députés composant l’Assemblée nationale et provenant d’un nombre de circonscriptions électorales équivalant au minimum au quart (1/4) du nombre total des circonscriptions, peuvent bénéficier du financement public. Les partis politiques doivent obligatoirement remplir ces deux conditions avant de prétendre bénéficier du financement public. Ces deux critères ont été jugés trop durs par certains députés de la minorité parlementaire dont Nourénou Atchadé. Il plaide pour l’assouplissement de ces deux conditions afin de permettre à un plus grand nombre de partis politiques d’être éligibles au financement public.

Des controverses à l’arrivée

 La réforme du système partisan a durement éprouvé certains partis politiques. De nouvelles dispositions contenues dans la loi se sont avérées difficiles d’application pour certaines formations politiques. C’est le cas du nombre de membres fondateurs requis (1155) sur l’ensemble du territoire national pour formaliser l’existence légale du parti politique. Beaucoup de partis politiques ne sont pas parvenus à passer avec succès l’examen de la mise en conformité aux nouvelles dispositions. Ceux qui ont compris le nouveau système sont vite allés se fondre dans l’un des blocs en création pour faciliter leur intégration dans la nouvelle dynamique. Les résistants ou ceux qui ont voulu trainer les pas ont appris, à leurs dépens, qu’il fallait aller vers les grands regroupements car peu de partis sur l’échiquier avait un ancrage national. Du coup, ces derniers ont raté le rendez-vous des élections législatives du 28 avril 2019. La crise née de ce scrutin a conduit les différents acteurs à un dialogue politique tenu les 11, 12 et 13 octobre 2019 au palais des congrès de Cotonou pour envisager les mesures d’assouplissement de la loi. Mais là encore, certains ne sont pas parvenus à passer le filtre des Communales et Municipales du 17 mai 2020. Ceux qui ont réussi, à obtenir le récépissé définitif de la Commission électorale nationale autonome, ont dû subir la croix et la bannière. 2023 s’annonce déjà à l’horizon, et les intentions de participation à ce scrutin majeur se dévoilent déjà. Vivement que les partis qui ambitionnent de figurer dans les starting-blocks, tirent leçons de leurs échecs antérieurs pour faire de la participation à ce scrutin un véritable défi. Ce qui passe bien évidemment par le respect des textes en vigueur.

 Nécessité d’une mise à jour intelligente

 Au regard des derniers faits de l’actualité et de l’évolution des choses au niveau du landerneau politique ces derniers temps, un coup d’arrêt s’impose pour clarifier les textes. Le législateur doit prendre ses responsabilités face au cafouillage et à la rouerie politique ambiante pour recadrer les choses. Cette diligence législative aura le mérite de situer les uns et les autres et de ramener la balle à terre face à cette pagaille qui ne dit pas son nom. Il importe de mettre un coup de frein aux élans partisans contraires à l’esprit de la réforme du système partisan. La question est plus que jamais d’actualité  à l’heure où la classe politique se reconfigure au gré des intérêts. Le cas du parti Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn) qui a récemment rompu la collaboration avec le Bloc républicain –Br) interpelle et appelle à ce remodelage législatif pour éviter aux fusions déjà formalisées ou celles projetées, pareille issue. Le sursaut législatif de la réforme du système partisan en novembre 2019, n’a visiblement pas dissipé tous les nuages et les quintes de toux qui grippent la réforme. Les dernières actualités appellent derechef une impérieuse cure de mise à jour de la Loi n°2018-31 du 15 novembre 2019 portant Charte des partis politiques en République du Bénin. Il y va de la consolidation de la réforme du système partisan qui se trouve être dans un naufrage en haute mer.

 

Gabin Goubiyi

Article précédent

Normes Iso 24521, Iso 30500 et Iso 31800 : L’Anm et l’Asn sensibilisent les acteurs de l’assainissement du Bénin

Article suivant

Rentrée scolaire et universitaire 2022-2023 : Les questions prioritaires en discussion

La Rédaction

La Rédaction

Dans la même categorie d' Articles

Piètre performance aux Législatives 2026 : “Les democrates” entre désillusion et descente aux enfers

Les Démocrates : Le parti en congrès les 10 et 11 octobre prochains

28 septembre 2026
Piètre performance aux Législatives 2026 : “Les democrates” entre désillusion et descente aux enfers

Mesures  sociales au profit de diverses couches : Le parti « Les Démocrates » donne acte à Wadagni

28 septembre 2026
Communales 2026/ Mobilisation et gestion des ressources : Les messages du Br, de la Fcbe et de l’Up-R

Politique : Voici les présidents des sections du parti Union progressiste le Renouveau

27 septembre 2026
Deuxième session extraordinaire de l’Assemblée nationale : L’examen du budget 2027 au menu

Deuxième session extraordinaire de l’Assemblée nationale : L’examen du budget 2027 au menu

8 septembre 2026
Article suivant
Rentrée scolaire et universitaire 2022-2023 : Les questions prioritaires en discussion

Rentrée scolaire et universitaire 2022-2023 : Les questions prioritaires en discussion

Rentrée scolaire et universitaire 2022-2023 : Les acteurs se préparent activement

Rentrée scolaire et universitaire 2022-2023 : Les acteurs se préparent activement

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

ESPACE PUBLICITAIRE ESPACE PUBLICITAIRE ESPACE PUBLICITAIRE
ISOCEL SA - Nouveaux Débits Jan 2026

En Ligne

  • 47

Nos Statistiques

Vues totales 10 016 230
Article le plus vu 75 364
Articles publiés 28 463
Articles suivis 28 612
Abonnés 23 064
Vues aujourd'hui 3 488
Vues — 7 jours 65 936
Vues — 30 jours 221 654
Vues — 90 jours 691 381
  • Tendance
  • Commentaires
  • Dernier
Enseignement primaire : Les résultats du test des Ame 2025 disponible en ligne

Enseignement primaire : Les résultats du test des Ame 2025 disponible en ligne

3 janvier 2026
Distribution du gaz au Bénin : Voici les prix des bouteilles de 1,5 Kg, 3 Kg et 6 Kg

Bénin : Voici les prix des bouteilles de gaz de 1,5 Kg, 3 Kg et 6 Kg

17 août 2025

Bénin: Voici la nouvelle date de délibération du Bepc 2024

7 juillet 2024
Niger: Samuel Eto’o chez Tiani

Niger: Samuel Eto’o chez Tiani

11 août 2024
Bénin : Les ménages bénéficiaires des services de la Sgds-Sa recensés du 1er mars au 13 avril

Rgph 5 au Bénin : Recrutement des agents de terrain pour la collecte de données

12

Paiement des allocations universitaires : Un recensement en ligne organisé pour les étudiants ayant soutenu de 2014 à 2016

7
Voici le lien pour consulter les résultats du Bepc 2023

Voici le lien pour consulter les résultats du Bepc 2023

6
Le Pasteur Edgar Guidibi n’est plus libre de ses mouvements

Le Pasteur Edgar Guidibi n’est plus libre de ses mouvements

3
Brouillon auto

Conseil des ministres : Voici les décisions de ce mercredi 7 octobre 2026

7 octobre 2026
Régulation des médias : La Haac renforce ses échanges avec le Cnpa-Bénin et les partenaires diplomatiques

Régulation des médias : La Haac renforce ses échanges avec le Cnpa-Bénin et les partenaires diplomatiques

7 octobre 2026
Agriculture : des producteurs de maïs reçoivent 50 000 Fcfa par hectare

Agriculture : des producteurs de maïs reçoivent 50 000 Fcfa par hectare

7 octobre 2026
Argentine : Lionel Messi brille pour sa dernière en sélection nationale

Argentine : Lionel Messi brille pour sa dernière en sélection nationale

7 octobre 2026

Actualités Récentes

Brouillon auto

Conseil des ministres : Voici les décisions de ce mercredi 7 octobre 2026

7 octobre 2026
Régulation des médias : La Haac renforce ses échanges avec le Cnpa-Bénin et les partenaires diplomatiques

Régulation des médias : La Haac renforce ses échanges avec le Cnpa-Bénin et les partenaires diplomatiques

7 octobre 2026
Agriculture : des producteurs de maïs reçoivent 50 000 Fcfa par hectare

Agriculture : des producteurs de maïs reçoivent 50 000 Fcfa par hectare

7 octobre 2026
Argentine : Lionel Messi brille pour sa dernière en sélection nationale

Argentine : Lionel Messi brille pour sa dernière en sélection nationale

7 octobre 2026
LE MATINAL

© 2022 Groupe Le Matinal .

Liens Utiles

  • À propos
  • Contact
  • S’abonner
  • Lire le journal
  • Politique de confidentialité

Réseaux sociaux

Content de vous revoir!

Connectez-vous avec Facebook
Se connecter avec Google
OU ALORS

Connectez-vous à votre compte ci-dessous

Mot de passe oublié? S'inscrire

Créer un nouveau compte!

Inscrivez-vous avec Facebook
S'inscrire avec Google
OU ALORS

Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

Tous les champs sont requis. Connexion

Récupérez votre mot de passe

Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

Connexion
Pas de résultat
Afficher tous les résultats
  • À la UNE
  • Société
  • Politique
  • Sports
  • Culture
  • Santé
  • Economie
  • Inter
  • Avis et communiqués
  • Connexion
  • S'inscrire
  • Chariot

© 2022 Groupe Le Matinal .

Voulez-vous vraiment déverrouiller ce message ?
Déverouillage restant : 0
Voulez-vous vraiment annuler l'abonnement ?