Les personnes déposées en prison et poursuivies dans l’affaire de décès de 4 patients au service de réanimation du Cnhu de Cotonou retournent derrière les barreaux pour la suite du procès. Les mis en cause reviendront à la barre le 8 novembre 2022 pour la suite du procès. Ainsi en a décidé le juge, le mardi 25 octobre 2022 à l’issue de leur procès au Tribunal de Cotonou. La demande de remise en liberté provisoire formulée par les avocats de la défense a été rejetée par le juge. A la barre le mardi 25 octobre 2022, les accusés ont unanimement rejeté les accusations faisant état d’une négligence de leur part, ayant occasionné la mort des patients. Contrairement à la raison liée à une coupure d’électricité, le médecin de garde, a confié devant le tribunal que c’est une rupture d’oxygène qui est à la base de la mort des patients. De son côté, le Directeur de la société fournitrice de l’appareil producteur d’oxygène a accusé un agent du Cnhu de n’avoir pas remis à temps le système en marche. Ce dernier a indiqué que ce n’est pas la faute de son entreprise. Interpellé sur les accusations du Directeur de ladite société, l’agent du Cnhu a avoué qu’il a oublié de remettre en marche le contact pour réalimenter la zone, lorsque l’énergie électrique a été rétablie. Il a évoqué un excès de travail. Après l’audition des prévenus à la barre, le juge a donc décidé de renvoyer le procès au 8 novembre 2022. Rappelons que quatre (04) personnes sont inculpées dans le dossier « homicide involontaire ».Il s’agit du chef de la division électricité du Cnhu, l’un de ses collaborateurs et 02 électriciens de la société en charge du générateur d’oxygène du service de réanimation.
Patrice Zoundé (Stag)

















