Le cadre de vie du Bénin connait la métamorphose depuis 2016. Avec de nombreux projets aux résultats attractifs et touristiques, le chef de l’Etat a semé les graines de la révélation des potentiels des localités du Bénin. Au lancement du Programme d’actions du gouvernement de Patrice Talon en décembre 2016, c’était pour beaucoup un rêve inaccessible. Dans l’opinion, le gouvernement est taxé de gouvernement de maquettes.
Le cadre de vie du Bénin s’est nettement amélioré. La métamorphose est inédite. Asphaltage des rues ordinaires, logements sociaux à l’échelle inédite jamais planifiés dans notre pays le Bénin, marchés urbains modernes, gestion des déchets urbains révolutionnaire intégrant pour la première fois une conurbation, le Grand Nokoué sont entre autres, les projets annoncés qui constituent le portefeuille du cadre de vie. Plus de 6 années après ces annonces, le constat sur le terrain rend fier tout Béninois. Mais toutes ces réalisations ont pris corps grâce au diagnostic pointu des acteurs du gouvernement. Dans la perspective de peser les actes nobles au profit du cadre de vie au Bénin, l’idéal est de regarder dans le rétroviseur.
L’état des lieux fait par le ministre du Cadre de vie José Tonato
En 2020, le ministre du Cadre de vie José Tonato était convié a fait le bilan à mi-parcours de l’amélioration du cadre de vie tant vantée dans le Pag. Mais pour aborder cette question d’amélioration, il a pris par l’exercice de l’état de lieux. « Parler de l’état des lieux en très peu de temps serait un exercice très difficile », a-t-il indiqué avant de préciser : « Mais je vais essayer de résumer en quelques minutes. »
Ce qui a servi, dit-il, de base à l’élaboration de ce que nous avons appelé le Projet de société ‘’Nouveau départ’’ parce qu’il a fallu faire l’état des lieux dans l’équipe qui était autour du président Patrice Talon pour définir en ce qui concerne le cadre de vie quelles étaient les actions prioritaires, urgentes à engager. « Vous savez, le département du cadre de vie est un département très intégrateur qui comprend les secteurs importants comme : l’aménagement du territoire, le développement urbain, l’habitat, l’environnement et les eaux et forêts. Ce qui concerne notre cadre de vie à l’échelle de l’aménagement du territoire, c’est le défi de l’infrastructure. Il y avait un gap en termes d’infrastructures de toutes sortes interurbaines, intra urbaines… de différentes natures, routières et consorts. C’est ce gap que nous avons dressé pour élaborer le projet de société », a-t-il relevé. Au niveau du secteur urbain, il faut regarder trois champs. D’abord, le champ de la planification urbaine. « Vous savez, pour conduire un développement urbain en un lieu, il faut vous fixer un objectif. Il faut avoir une vision. Donc, ce qu’on appelle le Master Plan dans d’autres pays. Aucune de nos villes n’avait un plan directeur clairement adressé. Il n’y avait aucune réflexion projetée sur l’avenir, et donc difficilement, les actions d’aménagement de construction de la voirie, l’assainissement des infrastructures en général, étaient des actions un peu parsemées, au coup par coup et sans cohérence », a expliqué le numéro 1 du cadre de vie au Bénin.
« Dans le secteur de l’environnement, la résilience était pratiquement en lambeaux. Vous avez vu par rapport à la protection côtière, c’était un désastre à l’Est de Cotonou. Par rapport à l’inondation, n’en parlons pas. Une vague de deux séries d’inondations qui venaient plonger nos populations dans un drame inouï, donc le volet inondation fragilisait nos contrées. Voilà un peu de façon sommaire, l’état des lieux sans vouloir aborder la question de la gouvernance qui est une question fondamentale en matière de cadre de vie car qui est-ce qui fait la planification, qui fait la mise en œuvre des infrastructures ? C’est l’institutionnel qui pose les bases et donc de la maintenance. Or, la maintenance dans nos villes n’est pas une culture. C’est donc dans cet environnement de gaps, de manque sur plusieurs plans en matière de planification, en matière d’infrastructures, en matière de gouvernance que nous avons attaqué la mise en œuvre du Pag », a laissé entendre le ministre en charge du cadre de vie.
Les effets des maquettes aux premières heures
A suivre, le ministre du Cadre de vie et du développement durable les maquettes avaient quand même un avantage. Elles démontraient qu’il y avait des études sérieuses qui se font avant de passer à la dimension réelle. « Je parlais tantôt d’ambition, de planification, de vision. C’est cela la maquette. Elle a beaucoup manqué dans ce pays et c’est ce manque qui est à l’origine des éléphants blancs que nous avons tous condamnés. Mais les maquettes empêchent la perte de temps et le gaspillage de temps. Vous savez, l’urbaniste est professionnellement formé pour ne pas cueillir les fruits de son labeur, de son intervention. Le fait de ne pas les voir n’est pas une frustration. On est convaincu que dans 50 ou 100 ans les résultats seront là. Et par rapport à la vision stratégique que le chef de l’Etat a conduit dans le secteur de cadre de vie, nous parlons aujourd’hui du projet asphaltage mais je puis vous dire que, grâce à la position que j’occupe aujourd’hui, le projet asphaltage est peut-être 10% de ce qu’on va commencer à voir à partir de maintenant parce que tous les projets ont atteint un niveau de maturité. Certains sont en appel d’offres, d’autres sont déjà passés, des contrats sont signés, les chantiers démarrent. A partir de maintenant jusqu’à plusieurs mois devant nous, cela doit être l’émergence, la visibilité au niveau des différents projets, que nous allons conduire et nous allons en parler », a-t-il avancé pour justifier de la pertinence des maquettes.
Les premiers résultats avec l’asphaltage
L’asphaltage est l’un des projets visibles du gouvernement où les citoyens à la base se sont sentis concernés. Des zones urbaines et périurbaines où les Béninois n’ont jamais pensé trouver des voies d’accès facile ont été visités par le projet. Au pays, beaucoup ont même trouvé un nouveau mot. Dans les conversations, au marché, en famille, sous l’arbre à palabre, etc ; tout le monde parle de l’asphaltage. « Vous savez, le projet asphaltage dans le langage technique est un projet d’aménagement urbain et d’assainissement pour canaliser tout ce qui est inondation. Le projet Asphaltage est un nom. Vous savez « asphalt » est différent du goudron. C’est pour stigmatiser la qualité où nous voulons porter l’aménagement urbain et le cadre de vie. C’est pour cela que nous avons saisi au bond un nom que le Chef de l’Etat a utilisé donné au projet d’aménagement. C’est de l’aménagement urbain, le revêtement, la voirie, l’assainissement d’un certain nombre de lots spécifiques complémentaires comme l’éclairage public. Nous avons plus de 15.000 lampadaires solaires sur plus de 195 km de voirie qui constituent la première phase », a décortiqué José Tonato.
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