Enseignante de formation et présidente de l’association Correspondance culture, Rosalie Ahounou s’est engagée depuis le vendredi 25 novembre 2022 dans une campagne de sensibilisation en milieu scolaire sur le harcèlement sexuel. « Le harcèlement sexuel ne passera pas par moi. Et toi? », est le thème choisi pour atteindre l’objectif visé par la sensibilisation. Le lancement officiel s’est déroulé au Ceg Malanhoui dans la Commune d’Adjarra. Rosalie Ahounou a-t-elle les moyens de sa politique pour porter sa vision sur toute l’étendue du territoire national ? Elle s’est prêtée aux questions de votre journal pour éclairer l’opinion publique.
Le Matinal : Rosalie Ahounou, quels sont les objectifs de cette campagne de sensibilisation sur le harcèlement sexuel en milieu scolaire ?
Rosalie Ahounou : En fait, plusieurs jeunes filles manquent d’accompagnement moral et facilement, elles tombent dans plusieurs pièges avec des conséquences qui hypothèquent non seulement leurs études, mais également leur avenir. Je veux être cette bouche qui leur expose ce qui les guette dans le but de les avertir sur ces dangers et par la même occasion, leur montrer comment résister pour échapper à toutes ces difficultés.
Avez-vous les moyens de votre politique pour couvrir tout le Bénin à travers cette sensibilisation sur le harcèlement sexuel en milieu scolaire ?
Lorsque l’on veut, l’on peut. Tout est question d’organisation. Et surtout, le retour que des filles et certains de leurs parents me font, me motive à ne pas considérer quelque distance, aussi longue qu’elle puisse paraître, comme handicap ou frein à ma lutte. Tant qu’il y aura de jeunes filles, je ne me lasserai point dans ma lutte ».
Quel message avez- vous à lancer aux autorités afin de vous accompagner à impacter tout le Bénin dans cette sensibilisation sur le harcèlement sexuel en milieu scolaire ?
J’aimerais (Rosalie Ahounou) d’entrée de jeu remercier le Directeur départemental des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle de l’Ouémé qui a toujours donné un avis favorable à mes demandes d’autorisation de tenue d’activités. Mes remerciements vont également à l’endroit de la Directrice départementale des affaires sociales et de la microfinance de l’Ouémé qui, en dehors des mots d’encouragement que je reçois régulièrement de sa part, me fait toujours des retours favorables à mes courriers. Ainsi, j’aimerais demander aux autorités éducatives à divers niveaux d’être pour moi des béquilles qui me renforcent davantage afin de parcourir plus d’écoles pour impacter plus d’élèves.
Votre mot de fin
Mon souhait le plus ardent (Rosalie Ahounou) est d’impacter un nombre impressionnant de jeunes filles dont les témoignages feront allusion à ces campagnes que nous ne cesserons d’organiser. Je m’en voudrais de ne pas remercier l’autorité préfectorale de l’Ouémé, Marie Akprotrossou et celle des Communes d’Adjarra et de Porto-Novo qui ne ménagent aucun effort pour nous soutenir.
Propos recueillis par Martial Agoli-Agbo (Br Ouémé-Plateau)



















