Les projets Asphaltage et Papc (Projet d’assainissement pluvial de Cotonou) ne sont qu’une continuité. Leur caractère ambitieux amène certains détracteurs à mettre à l’épreuve la bonne foi du gouvernement Talon. Ainsi, dans le Pag, le volet intéressant le cadre de vie, ces deux projets ne sont que la même face d’une pièce de médaille. En faisant le point, l’on se rend compte de cette évidence qui est difficile à percevoir de loin. Un exercice de bilan étape par étape est assez évocateur.
L’implication directe du Papc
Le Papc a des implications directes sur le Projet asphaltage. En effet, sur pratiquement la centaine de km de voies qui ont été aménagées à Cotonou, le Papc arpente 50 km supplémentaires ; ça veut dire que partout où passera un caniveau, un collecteur, on ne laissera pas les accoutrements, les abords sans aménagement. C’est également d’autres voiries qui vont augmenter le stock de voies aménagées à Cotonou. On se rend compte simplement qu’en cinq ans, on a aménagé plus de voies que dans les trente dernières années à Cotonou. C’est ça la performance du Pag.
Le Papc et sa finalité
En 2020, le ministre en charge du Cadre de vie, José Tonato, a présenté tout le processus de la réalisation du Papc, la meilleure solution contre les inondations à Cotonou. « Quand le président Talon est arrivé en 2016, on disait que l’échéance la plus proche qu’on avait pour finaliser la question des inondations, c’est 2038. Donc, pour finaliser le plan d’assainissement pluvial de Cotonou, dans le meilleur des cas, nous devrions aller jusqu’en 2038. Le taureau a été pris par les cornes. Nous avons finalisé toutes les études techniques. Nous sommes allés à une table ronde des bailleurs le 17 janvier 2018. Nous avons mobilisé 2138 milliards de francs Cfa avec 6 partenaires différents. Le lead est tenu par la Banque mondiale. Il y a la Banque africaine de développement, la Banque ouest-africaine de développement, la Banque européenne d’investissement, la Banque islamique de développement, et puis l’Agence française de développement. Nous avons 6 bailleurs qui nous ont aidés à rassembler les 2138 milliards de francs Cfa. À la date où je vous parle, toutes les études techniques et tous les
Dao sont prêts. À la date où je vous parle, on est en train de finaliser le recrutement de l’agence de maîtrise d’ouvrage déléguée qui est conduite sous le contrôle de la Bei; et dans le 3e trimestre et le 4e trimestre de cette année, les appels d’offres vont partir. Ça veut dire que, sur l’ensemble des bassins de la ville de Cotonou, nous allons lancer les appels d’offres, et que les travaux vont démarrer de façon progressive. Le plan d’assainissement pluvial de Cotonou, à partir de fin 2020, va durer 6 ans de travaux.
En dehors des dizaines de kilomètres d’ouvrages d’assainissement, en plus de ce qui se fait aujourd’hui en asphaltage, ce plan comporte également 60 kilomètres de voirie aménagée dans le cadre du plan national. Toujours pour la ville de Cotonou, le linéaire aménagé va s’accroître. Quand on parlait d’asphaltage, je n’ai pas mentionné que nous sommes déjà en train de préparer, sur les instructions du chef de l’État, la phase B. On a dû passer, en 3 phases, le projet Asphaltage. On voulait le passer en 2, mais la circulation serait très difficile à gérer dans nos villes si on bloquait la moitié de la ville pour le projet asphaltage. Donc, on a dû découper en 3. On prend le tiers, on laisse circuler les gens, c’est plus facile d’aménager les voies de déviation. Mais nous préparons déjà la phase B qui va démarrer dès la fin de la phase A. Voilà un peu comment ça s’enchaîne entre l’assainissement pluvial et le projet Asphaltage. Vous allez peut-être me demander : « Mais, et l’assainissement des autres villes qui reçoivent le projet Asphaltage ? ». On a ce qu’on appelle Pap (Plan d’assainissement pluvial des villes secondaires). Nous sommes très avancés avec la Banque africaine de Développement pour que, de façon parallèle, on démarre également l’assainissement de ces villes secondaires. L’asphaltage a pris en charge une partie de cet assainissement parce que si vous faites une voie et que vous ne l’assainissez pas, elle ne va pas durer. Mais nous avons déjà anticipé, et avec la Bad, très bientôt, avant la fin de cette année, nous aurons un Pap villes secondaires pour combler le gap d’assainissement pluvial dans ces villes qui sont déjà prises en compte par le projet asphaltage», a-t-il expliqué.
Retour sur le lancement du Papc
Le jeudi 21 avril 2022, le ministre du Cadre de vie et du développement durable, José Tonato, a procédé en présence du maire de Cotonou Luc Sètondji Atrokpo, du conseil municipal de la ville ainsi que des partenaires techniques et financiers, au lancement officiel des travaux du Programme d’assainissement pluvial de Cotonou (Papc). Ce programme initié par le gouvernement du président Patrice Talon, avec le soutien des Partenaires techniques et financiers (la Banque mondiale, la Bad, la Boad, la Bei, l’Afd, la Bid) vise la réduction de la pauvreté par l’amélioration des conditions et du cadre de vie des populations. « Le Papc dont nous lançons les travaux ce jour est un projet fondamentalement social parce qu’il améliore de façon définitive et durable le cadre de vie des quartiers populaires, des quartiers périphériques et de l’ensemble des populations de la ville de Cotonou », a déclaré Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du développement durable. A suivre le numéro 1 du Cadre de vie, le Papc est la matérialisation des efforts engagés par le gouvernement du président Patrice Talon pour améliorer durablement les conditions de vie des populations de Cotonou, et s’insère dans les priorités définies dans les Programmes d’actions du gouvernement I et II.
« D’un montant global de 401,78 millions d’euros (soit 263,55 milliards de FCfa) dont 89,1 millions d’euros de la Banque Mondiale, 50 millions d’euros de la Banque Européenne d’investissement et 40 millions d’euros de l’Agence Française de Développement qui viennent appuyer de louables efforts du gouvernement, le programme est aussi une réponse structurelle et durable à un phénomène qui est presque devenu une fatalité », a rapporté le site du gouvernement béninois.
Des notes de satisfaction en 4 mois
Le vendredi 8 juillet 2022, la Société des infrastructures routières et de l’aménagement du Territoire Sirat S.a., Maître d’ouvrage du Programme d’assainissement pluvial de Cotonou (Papc), a effectué le vendredi 08 juillet 2022, une descente sur les chantiers ouverts dans la capitale économique du Bénin, pour le compte de ce vaste projet.
Des constats ont été faits au niveau de chaque bassin
Au Bassin « S » dont les ouvrages démarrent du carrefour Sobebra pour drainer les eaux pluviales jusqu’au pont de Dantokpa. Les travaux confiés à l’entreprise Ofmas iternationale sont financés par la Banque européenne d’investissement (Bei). Le cahier de charges consiste à curer les caniveaux existants, à augmenter leur capacité hydraulique pour mieux drainer les eaux. Démarrés en février 2022, les travaux qui sont à 13% du taux d’exécution sont prévus pour durer 18 mois.
Au Bassin « Pa3 » situé au quartier Vèdoko, derrière les installations de la Communauté électrique du Bénin (Ceb) est un des bras du bassin « P », l’un des plus importants de la ville de Cotonou qui couvre environ 800 hectares. Cette partie du projet est financée par la Banque mondiale. Elle consiste à construire un bassin de rétention d’une capacité de 105.000 mètres cubes d’eau. Un aménagement, ainsi que le pavage de toutes les rues de la zone, soit 6 km de rues en cours de réalisation. Le but étant de mettre en place des bras de collecteurs pour capter et drainer les eaux de pluie vers le bassin de rétention. Les travaux confiés à l’entreprise Hnrb et contrôlés par Scet Tunisie et Acep/ Liner environnement, sont prévus pour 18 mois avec un taux d’exécution de 17%.
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