Jean-Baptiste Elias, président du Front des organisations de la société civile (Fonac), souhaiterait que la 9ème Législature soit nourrie par des débats d’idées. Il l’a fait savoir ce dimanche 22 janvier 2023 sur l’émission « Cartes sur table » de Océan Fm. Il ne voudrait pas un Parlement où les lois sont votées comme des lettres à la poste.
Les Législatives du 8 janvier 2023 au Bénin ont été marquées par l’élection de trois partis politiques au Bénin. Il s’agit de l’Union progressiste Le renouveau (Up Le renouveau) avec 53 sièges, le Bloc républicain (Br) avec 28 sièges et le parti Les démocrates avec 28 sièges. Faisant le bilan de la 8ème Législature, sur l’émission socio-politique, ce dimanche 22 janvier 2023, Jean-Baptiste Elias, président du Front des organisations de la société civile (Fonac), a fait savoir qu’elle a été monocolore et marquée par très peu de débats et de contrôle de l’action du gouvernement. « La 8ème Législature malheureusement a été composée rien que des députés d’un camp. Ce que d’autres appellent monocolore. En matière de démocratie, ce n’est pas intéressant pour le pays. On a vu très peu de vrais débats à la 8ème Législature. On a vu très peu de contrôle de l’action du gouvernement à la 8ème Législature et de ce point de vue, ce n’est pas une bonne chose. Ceux qui sont aux commandes, qui travaillent doivent pouvoir être évalués et l’action du Parlement est de voter les lois et de contrôler l’action du gouvernement. Le contrôle de l’action du gouvernement a été à notre avis, très peu fourni au niveau de la 8ème Législature. De ce point de vue, il reste encore à faire », a-t-il fait savoir.
Des débats d’idées souhaités au sein de la 9ème Législature
S’agissant de la 9ème Législature qui va s’installer le 12 février prochain, Jean-Baptiste Elias a souhaité que de vrais débats y soient nourris. « Je voudrais prier les députés qui vont siéger à la 9ème Législature de prendre conscience de ce que nous avons vécu le 8 janvier 2023. De ce point de vue, je vais demander aux uns et aux autres, d’être dans la ligne que son parti s’est tracé. La population a voté pour les partis politiques parce que les partis politiques, ont employé des discours à la population, lesquels discours ont charmé la population dans un camp comme dans l’autre. Ceux qui ont voté pour la majorité savent qu’ils sont pour la satisfaction. Ceux qui ont voté pour la minorité, c’est-à-dire l’opposition savent qu’ils sont dans le camp de l’insatisfaction ou dans le camp de la frustration. Pour ceux qui sont dans le camp de la frustration doivent garder leur ligne, la ligne que leur électeurs leur ont tracés et de ce point de vue, il faut que les débats d’idées soient nourris au sein du Parlement. Qu’on ne vienne pas nous dire, nous votons tous à 100%. Nous votons sans même qu’il y ait débat. Nous votons, les yeux fermés. Ce n’est pas bon. Cela n’avance pas le pays. Que chacun ait le courage de dire sur telle chose, je pense qu’on peut l’améliorer comme ceci, sur telle chose, je pense qu’il faut changer comme cela. Sur telle chose, c’est bon mais je pense que… Et cela va faire avancer le pays au niveau de la 9ème Législature », a-t-il ajouté.
Pour finir, il a salué l’esprit de calme et de sérénité dans lequel se sont déroulés les Législatives du 8 janvier 2023. Selon lui, deux messages sont à dégager du vote des Béninois le 8 janvier 2023. Le message de satisfaction et celui de frustration : (Ceux qui ont voté pour les partis de la mouvance, ont envoyé un message de satisfaction. Ceux qui ont voté pour le ou les partis de l’opposition, ont exprimé un sentiment de frustration, d’insatisfaction).
Léonce Adjévi



















