La Banque ouest africaine de développement (Boad), en collaboration avec le Centre et réseau des technologies climatiques (Ctcn) et le laboratoire national des énergies renouvelables (Nrel), organise depuis hier, mercredi 04 octobre 2023 à Cotonou, un atelier sur l’hydrogène vert. La rencontre qui réunit trente experts venus des pays de l’Uemoa, a pour thème : « Potentiel et exploitation de l’hydrogène vert dans les secteurs de l’énergie, du commerce et de l’industrie ».
L’hydrogène vert peut contribuer de manière significative à la réalisation de l’Odd 7 dans les pays de l’Uemoa, promouvoir la croissance économique et conduire la région vers une trajectoire à faible émission de carbone. C’est fort de ce constat que la Boad, en collaboration avec le Centre et réseau des technologies climatiques et le laboratoire national des énergies renouvelables organise du mercredi 04 au jeudi 05 octobre 2023, avec l’appui des ministères de l’Energie et de l’environnement, de l’Habitat et de l’Urbanisme du Benin, un atelier sur le potentiel et l’exploitation de l’hydrogène vert dans les secteurs de l’énergie, du commerce et de l’industrie pour aider les pays de l’Afrique de l’Ouest, à exploiter le potentiel de production d’hydrogène vert à partir des importantes sources d’énergies renouvelables du continent africain. L’objectif est de soutenir le développement durable et économique en Afrique grâce à une économie de l’hydrogène viable. Selon Sandra Amichia, cheffe de la mission résidente du Bénin, la coopération entre la Boad et le Ctcn vise la mise en œuvre d’actions communes concertées, auprès de partenaires au développement, aux échanges d’informations et au partage d’études réalisées par l’une ou l’autre partie, ainsi qu’à l’implémentation de projet concret dans le secteur de l’hydrogène vert. Cette approche va permettre de dynamiser le secteur énergétique, commercial et industriel en faveur des populations et des écosystèmes des zones d’intervention respectives. « L’hydrogène vert promet de mettre fin à la dépendance à l’égard d’un approvisionnement énergétique peu fiable. C’est pourquoi, l’Afrique mise beaucoup sur la production de l’hydrogène vert qui devrait atteindre 50 millions de tonnes par an d’ici 2035, selon un rapport de la Banque européenne d’investissement, de l’Alliance solaire internationale et l’Union africaine. L’analyse met également en évidence, les avantages de l’exploitation de l’énergie solaire pour créer de l’hydrogène vert et l’accélération de la croissance économique à faible intensité de carbone sur tout le continent avec une réduction du taux de carbone estimé à 40 % », a-t-elle détaillé. Pour sa part, Todéman Assan, directeur général des ressources énergétiques du Secrétariat d’état à l’énergie, fait savoir que les retombées du présent atelier vont contribuer à l’évolution du secteur de l’énergie dans les pays des différents experts présents. « Ce n’est pas simplement les pays de l’Uemoa en 2030 qu’on aurait fait, mais bien une Afrique qui ira plus loin avec une capacité industrielle qui va impacter le monde entier pour une économie prospère et moins de déplacement de nos populations vers des horizons inconnus prenant des risques inutiles », a-t-il laissé entendre.
L. A.




















