Les récents propos de Patrice Talon ont remis le compteur à zéro pour ce qui est de l’après 2026. Dans un tel contexte, la mouvance pourrait-elle échapper à une guerre de succession à l’actuel président de la république qui, dans environ deux ans et demi, serait en fin de mandat ? Sur la question, le gouvernement, à travers son porte-parole s’est prononcé. C’est au détour d’un entretien que Wilfried Léandre Houngbédji a accordé à la chaîne togolaise New world Tv.
Redoute-t-on une guerre à la succession à Patrice Talon pour la Présidentielle de 2026 au sein de la mouvance? La question ne manque pas d’intérêt au regard de l’agitation qui s’observe depuis quelques temps au niveau du landerneau politique. Si pour le chef de l’Etat, cette agitation est précoce, au regard de la distance qui sépare de 2026, il reconnaît cependant la légitimité de ces ambitions même si pour lui, ces joutes électorales ne doivent pas être la priorité du moment. Une opinion partagée par le secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement sur le plateau de New world Tv. « Quand un pouvoir est en place, vers la fin, surtout lorsque le président en exercice ne se représente pas, c’est légitime qu’il y ait des ambitions. Après, il faudra faire des arbitrages nécessaires et que les uns et les autres sachent raison gardée et que celui qui l’emporte in fine, lorsque l’arbitrage est fait, soit celui derrière qui tout le monde se range », a déclaré Wilfried Léandre Houngbédji. Il va sans dire que le gouvernement reste pleinement conscient de ce que des ambitions pourraient surgir au sein des deux grandes formations politiques soutenant les actions du chef de l’Etat. Ce qui importe n’est pas l’avènement de ces ambitions de succession qui du reste, sont légitimes, mais la diplomatie qui sera déployée pour arbitrer le jeu. Sur cette question, l’option des primaires pourrait paraitre une porte de sortie. A défaut, le maître d’orchestre qui n’est autre que le président de la République, devra déployer son sens de management pour arbitrer le jeu et opérer le choix qui paraitrait le plus objectif possible, à même d’assurer les chances de victoire à la mouvance présidentielle. Il s’est d’ailleurs prononcé sur le sujet, le samedi 23 décembre 2023, au cours d’un entretien exclusif accordé à nos confrères de la Radio nationale. « Est-ce qu’il faut que les choses commencent dès maintenant ? Je pense que non parce qu’après, cela va trop capter l’attention des uns et des autres. Je pense que les partis politiques vont avoir des discussions de coulisse, c’est certain d’ici un an ou un an et demi. Mais la fièvre politique même, ce sera peut-être six mois. Je ne pense pas que les choses fondamentales se décideront au sein des partis politiques plus de six mois avant l’échéance. D’ailleurs, vous le savez, les acteurs politiques n’aiment aussi cela. La compétition pour moi, va commencer au sein des partis, les débats et discussions vont commencer peut-être six mois avant. Ce serait une bonne période. ». Des explications qui montrent que le chef de l’Etat a sa petite idée sur la question. Même s’il ne les a pas révélés au cours de cet entretien exclusif, Patrice Talon dit avoir ses critères de promotion de tel ou tel candidat à sa succession dans la fonction présidentielle. Pour lui, le moment n’est pas arrivé pour faire bouger les lignes à ce niveau et seuls les partis politiques seront maitres du jeu, avait-il martelé. Le jeu reste donc ouvert.
Gabin Goubiyi




















