Réuni en Conseil des ministres le mercredi 26 juin 2024, le gouvernement a prononcé la dissolution de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogéma) et la nomination de son liquidateur.
Depuis quelques années, le gouvernement du président Patrice Talon a enclenché une politique de modernisation des infrastructures et équipements marchands en République du Bénin. Cela s’est traduit par la construction d’une vingtaine de marchés urbains et régionaux répondant aux normes et aux standards internationaux dans tout le pays. C’est le Conseil des ministres du 02 mars 2022 qui a adopté le décret portant catégorisation des marchés de vente et création de l’Agence chargée de leur gestion. C’était donc l’acte créateur de l’Agence nationale de gestion des marchés (Anagem). L’Anagem a pour objet la gestion des infrastructures marchandes de l’Etat et des Communes. À ce titre, elle met en œuvre, sur tout le territoire national, la politique publique de gestion des marchés et équipements marchands, les travaux de développement et de maintenance desdits équipements. Avec la création de l’Anagem et surtout son opérationnalisation depuis la mise en service progressive des nouveaux marchés, l’existence de la Sogéma perd de sa pertinence. La création de l’Anagem vient en soutien au programme de construction de 35 marchés modernes, urbains et régionaux, afin d’instaurer un cadre de gouvernance pour assurer la gestion efficace de ces infrastructures marchandes, en concertation avec les Communes d’implantation. Cette agence a pour compétences, la gestion et le développement des marchés dont elle a la charge ; l’assistance à l’exploitation durable des marchés et équipements marchands suivant les normes établies en la matière, en concertation, le cas échéant, avec les Communes d’implantation desdites infrastructures ; la gestion des opérations dans les marchés en ce qui concerne l’organisation des différents secteurs, l’attribution des espaces, la collecte des redevances, la sécurité, la maintenance, l’entretien, les péages, la collecte et le traitement des déchets ; la sélection des opérateurs chargés de gérer les marchés et la gestion des mandats de délégation. La Société de gestion des marchés autonomes (Sogéma) vit alors ses dernières heures. Le Conseil des ministres du mercredi 26 juin 2024 a logiquement prononcé la dissolution de la Sogéma et nommé un liquidateur. C’est désormais l’Agence nationale de gestion des marchés qui va exercer les attributions et compétences de la Sogéma.
Une dissolution pertinente
La dissolution de la Sogéma est tout à fait pertinente, car elle répond à un impératif d’efficacité et de cohérence au regard du nouvel écosystème que met en place le gouvernement. C’est le signe que les enjeux sont bien compris et adressés. Cela témoigne de la conscience et de la gestion du volet social par le gouvernement dans la mesure où l’exécutif se soucie des emplois existant à l’ex-Sogéma. Et pour cause, la possibilité est ouverte pour l’Anagem, dans la mise en place des équipes de gestion des marchés modernes, de recourir autant que faire se peut, aux compétences des agents de la société ainsi dissoute qui rempliraient les conditions fixées. Le président Talon et son gouvernement, fidèles à leur principe d’une gouvernance méthodique et efficace, mettent toujours la barre haute. C’est une approche moderne de gestion des marchés pour plus d’efficacité, mais aussi de résultats afin d’atteindre les objectifs et de pérenniser les infrastructures et les investissements. Cela tranche avec l’existant.
Léonce Adjévi

















