Démarré le mardi 16 décembre 2025 à Cotonou, le Colloque national scientifique sur les enjeux publics de la gestion menstruelle : santé, justice, dignité et égalité du genre (Cosdim) s’est achevé le vendredi 19 décembre 2025 dans une ambiance conviviale. C’était en présence de Huguette Bokpè Gnacadja, présidente de l’Institut national de la femme (Inf) et de plusieurs autorités. Le Cosdima a été initié par l’Ong ‘’Filles en Actions’’ en collaboration avec l’Institut national de la femme.
A l’issue de quatre (04) jours de travaux intensifs, les rideaux sont tombés le vendredi 19 décembre 2025 sur la 1ère édition du Cosdim au Bénin avec de grandes recommandations. Ce colloque scientifique a permis aux participants d’analyser la justice mensuelle à travers plusieurs axes thématiques majeurs, notamment la santé, le droit, l’éducation et l’économie, la sociologie, l’environnement, la culture et la technologie, mettant ainsi en lumière le caractère transversal de la question, tout en révélant les spécificités et les enjeux propres à chaque secteur. Les recommandations majeures de ce colloque sont, entre autres, réaliser une étude nationale d’évaluation et de mesure des coûts directs et indirects de la menstruation en vue de leur intégration dans des cadres de planification budgétaires, de l’accès subventionné ou gratuit des produits menstruels et la prise en compte de l’impact de la menstruation sur la scolarité et la productivité en milieu de travail, reconnaître la dignité menstruelle comme un droit fondamental pouvant faire l’objet de revendications, documenter de manière systématique les cas de violation de ce droit pour en faire un outil de transformation sociétale et pour nourrir la réflexion sur les normes juridiques en lien avec la santé menstruelle et promouvoir la dignité menstruelle comme pilier des politiques publiques en s’appuyant sur les principes de non-discrimination, d’intersectionnalité, d’accessibilité, de participation, de redevabilité et de respect. A l’occasion de la cérémonie de clôture, Huguette Bokpè Gnacadja, présidente de l’Inf, a fait savoir que les leaders communautaires et religieux, organisations de base, associations de femmes et de jeunes, éducateurs, agents de santé communautaire, collectivités locales constituent, par leur proximité avec les populations des relais essentiels pour la déconstruction des tabous, l’appropriation sociale des droits liés à la menstruation au sein des communautés et la promotion de comportements favorables à la dignité et à la santé menstruelle. En procédant à la clôture du colloque, Sakinatou Gambari Imorou Adegoute, secrétaire général adjointe du ministère des Affaires sociales et de la microfinance a confié que les travaux ont permis de briser le silence, de déconstruire les tabous et de consolider les fondements d’une justice mensuelle effective et inclusive. Elle a rappelé que le ministère des Affaires sociales et de la microfinance a initié le projet d’appui à la gestion de l’hygiène mensuelle, qui met un accent particulier sur la communication et le renforcement des capacités des acteurs sur les compétences de vie courante en matière de gestion de l’hygiène mensuelle, la promotion de kits mensuels hygiéniques réutilisables, le soutien ciblé aux filles vulnérables et ou à besoin spécifique.
Patrice Zoundé (Coll)


















