Le maire de la Commune de Bohicon, Rufino d’Almeida, à la tête d’une délégation de quatre personnes, a pris part aux côtés de ses pairs francophones, à la 42ème Assemblée générale (Ag) de l’Association internationale des maires francophones (l’Aimf). C’était à Abidjan, du 28 juin au 02 juillet 2022 une rencontre à l’issue de laquelle d’importantes résolutions ont été prises.
Bohicon n’a pas été un figurant à la dernière assemblée générale de l’Aimf tenue à Abidjan en Côte d’Ivoire. Elle a participé activement aux travaux de cette session avec des propositions concrètes et des orientations claires en vue de permettre à l’institution de renforcer ses actions de développement envers les populations des Communes membres. Rufino d’Almeida a également saisi l’occasion pour mettre à l’épreuve son management. Il a eu à échanger avec plusieurs partenaires sur des questions d’intérêt éducatif, social et culturel. Il a aussi activé la coopération Sud-Sud au sein de la famille francophone dont les retombées ne vont plus tarder. Mieux ! Plusieurs opportunités de jumelage se sont offertes aux Communes du Bénin dont Bohicon, lesquelles vont se formaliser dans les prochaines semaines pour renforcer la coopération décentralisée. Les assises de l’Aimf se sont penchées sur les défis des Communes membres au regard des enjeux du développement durable. Au terme des travaux, le Bénin a tiré son épingle du jeu avec plusieurs bonnes nouvelles. Il abrite la prochaine assemblée générale sur son sol.
Rufino d’Almeida confond ses détracteurs politiques
Bien qu’étant autorisée par le conseil communal, la participation de Bohicon à cette rencontre de haut niveau a alimenté des polémiques par rapport à la consistance de sa délégation. Selon les oiseaux de mauvaise augure, la délégation de quatre personnes est jugée pléthorique pour beaucoup. Sans langue de bois, le maire, Rufino d’Alemida a répondu à ceux-ci pour leur prouver leur immaturité. « Contrairement à ce que j’entends dire, la délégation de Bohicon est loin d’être pléthorique. Parmi cette délégation, deux membres ont été entièrement pris en charge par l’Aimf. Il s’agit de Jonshn Ouankpo et moi-même. Quant aux conseillers Célestin Lokonon et Norbert Guédézounmè, ils ont été pris en charge sur budget communal ». Ceux qui rament à contre courant par rapport à ces questions de voyage du maire perdent souvent de vue les retombées pour la Commune. Aussi, ils oublient qu’aucune ville au monde ne peut se développer en vase clos et que seules les ressources de la Commune ne suffisent pas pour répondre à toutes les aspirations de la population. Par conséquent, il est du devoir de l’autorité communale de solliciter les financements extérieurs. Dans cette logique, que veulent-ils, ceux qui estiment que les voyages du maire sont trop coûteux pour la Commune. Le maire, en bon avocat, ne les a pas ratés.
« Nous allons lancer très bientôt la construction d’un module de trois classes entièrement meublées avec direction et magasin à l’Epp Agbanwémè. Les travaux sont estimés à environ 40millions francs Cfa livrables au bout de trois mois. Ils sont financés par nos amis français. Pour obtenir cela, il a fallu que je voyage à mes propres frais pour aller rencontrer ces partenaires qui nous ont déjà construit un modèle à Adamè-Ahito, soit au total 60 à 80 millions qu’ils vont engloutir dans l’éducation en moins d’un an. Nous venons de remettre en état cinq forages à Sodohomè. Personne ne s’est demandé comment le maire a fait pour l’avoir ? On a décroché un projet de l’Onu habitat pour la rénovation urbaine qui prend en compte le désenclavement de certaines de nos contrées. C’est des centaines de millions à ce niveau », détaille l’autorité communale. Il poursuit : « Si je voyage à mes frais, pas de critiques. Mais lorsqu’on sollicite les ressources de la Commune, certains se croient malins et se mettent à le décrier sans prendre en compte les retombées qui en découlent». Pour l’édile de Bohicon, ces retombées ne sont pas forcément immédiates. « Ces investissements réalisés ou annoncés, fruit de nos voyages, comparés aux dépenses, c’est insignifiant. C’est quoi un million, deux millions par rapport à ces investissements », se désole le maire qui appellent ses administrés à la retenue.
Zéphirin Toasségnitché
(Br Zou-Collines)
















